Renseignement américain: des milliers de collaborateurs sous enquête

Des groupes ennemis auraient cherché à infiltrer les agences de renseignements américaines. Ces tentatives ont amené les offices à lancer des enquêtes sur des milliers de leurs employés.

02 sept. 2013, 11:10
Deux associations françaises de défense des droits humains ont déposé jeudi une plainte contre X pour atteinte aux données personnelles. Leur action intervient après les révélations d'Edward Snowden sur un système d'espionnage mondial mis en place par les Etats-Unis.

La CIA a révélé qu'environ un cinquième des postulants à un emploi présentant un profil suspect avait "des liens significatifs avec des terroristes et/ou des services de renseignements hostiles", écrit le "Washington Post" lundi en citant un document confidentiel.

Le document a été remis au journal par Edward Snowden, l'ancien consultant de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), recherché pour espionnage par Washington et qui a obtenu l'asile temporaire en Russie. Bien que le document ne donne pas de détails sur la nature des liens terroristes ou hostiles des candidats, il cite le plus souvent le Hamas, le Hezbollah, Al-Qaïda et ses affiliés.

4000 personnes visées

La crainte d'infiltration est telle que la NSA avait prévu l'année dernière d'enquêter sur au moins 4000 personnes qui avaient obtenu une habilitation de sécurité. L'agence a surveillé des activités potentiellement suspectes en passant au crible des milliards de frappes sur les claviers des ordinateurs de travail.

Les comportements suspects incluent la consultation de bases de données confidentielles par des personnes qui n'y ont pas accès habituellement, ou le téléchargement de certains documents, ont expliqué au "Washington Post" deux personnes familières du logiciel utilisé pour surveiller le personnel.

Mais le programme, qui a coûté des millions de dollars, a connu des retards importants, et n'a surtout jamais détecté Edward Snowden copiant un large éventail de documents hautement confidentiels de la NSA.