Présidentielle au Costa Rica: Johnny Araya reste de justesse en tête

Après un premier tour des élections présidentielles au Costa Rica, Johnny Araya, candidat du parti de libération nationale au pouvoir, conserve la tête de justesse. Le second tour s'annonce compliqué.

03 févr. 2014, 07:11
Johnny Araya, candidat du parti de libération nationale (PLN, centre) au pouvoir au Costa Rica, arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle dimanche, selon des résultats provisoires.

Johnny Araya, candidat du parti de libération nationale (PLN, centre) au pouvoir au Costa Rica, arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle dimanche, selon des résultats provisoires. Mais le second tour s'annonce compliqué.

Après dépouillement dans un peu plus de la moitié des bureaux de vote, l'ancien maire de la capitale, San José, âgé de 56 ans, n'est plus crédité que de 30,6% des voix. Son principal rival, Luis Guillermo Solis, nouveau venu sur la scène politique au centre-gauche et candidat d'Action citoyenne, le talonne avec 29,4% des suffrages.

Le jeune député de gauche José Maria Villata, du Frente Amplio (Front ample, FA), est troisième avec 17%. Si les reports de voix fonctionnent à gauche, le second tour prévu le 6 avril s'annonce difficile pour le candidat du PLN.

Treize candidats au total briguaient la succession de Laura Chinchilla, devenue, en 2010, la première femme élue à la présidence du Costa Rica.

L'élection se joue sur fond de ressentiment d'une partie de la population face aux affaires de corruption et à la montée des inégalités.

Erreurs à corriger

"Il y a des erreurs à corriger et nous les corrigerons", avait promis M. Araya lors de son ultime meeting électoral. Il s'était efforcé de se démarquer de Laura Chinchilla, dont la fin de mandat a été émaillée de scandales. Dimanche, au moment de voter, il a affirmé que sa candidature était "l'option la plus sûre et la plus responsable" pour le Costa Rica.

Mais M. Araya lui-même fait l'objet d'une enquête pour des faits présumés d'abus de pouvoir et détournement de fonds remontant à l'époque où il était maire de San José.

A gauche, Luis Guillermo Solis, haut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères, a axé sa campagne sur la lutte contre la corruption, sur la mise en oeuvre d'une politique d'infrastructures et sur une réforme de l'instance chargée de gérer la couverture maladie universelle.

Longtemps considéré comme un havre de stabilité politique en Amérique centrale, le Costa Rica est désormais aux prises avec de graves difficultés économiques. La dette publique s'est alourdie à 50% du PIB, le chômage est en progression constante et la pauvreté frappe 20% environ de la population.

Johnny Araya répond à la presse après le premier tour (en espagnol, 2:52)