Poutine se défend de tout emprunt au stalinisme et promet de garder le cap

"Il n'y a rien de stalinien en Russie", a assuré le président Vladimir Poutine lors de sa séance de questions-réponses avec les Russes. Il a assuré par ailleurs maintenir le cap face aux "signaux alarmants" qu'envoie l'économie.

25 avr. 2013, 17:17
Russian President Vladimir Putin listens to a question during an annual call-in show on Russian television "Conversation With Vladimir Putin"  in Moscow on Thursday, April 25, 2013. (AP Photo/RIA Novosti, Alexei Nikolsky, Presidential Press Service)

"Le stalinisme est lié au culte de la personnalité, aux violations massives de la légalité, aux répressions et aux camps. Il n'y a rien de tel en Russie", a déclaré Vladimir Poutine lors de sa première séance de questions-réponses avec la population depuis son retour au Kremlin. "Mais cela ne signifie pas qu'il ne faut pas de l'ordre et de la discipline", a ajouté le président.

Coopération récente

Concernant la situation internationale, il a par ailleurs jugé que l'attentat de Boston devait inciter la Russie et les Etats-Unis, dont les relations se sont fortement refroidies ces derniers mois, "à lutter ensemble contre le terrorisme".

Le FBI et les services secrets russes, FSB, ont interrogé ensemble ces derniers jours au Daguestan (Caucase russe) les parents des deux frères Tsarnaev, Tamerlan et Djokhar, qui sont soupçonnés d'êtres les auteurs de l'attentat de Boston qui a fait trois tués et plus de 200 blessés le 15 avril dernier.

Medvedev maintenu

Le président russe a par ailleurs vanté l'amélioration de la situation sociale du pays, avec une augmentation du niveau de vie. "Il y a des débats mais les bases de notre politique restent inchangées", a martelé Vladimir Poutine. Il a appelé les spectateurs à laisser du temps au gouvernement pour travailler, rejetant tout remaniement ou limogeage.

La rumeur enfle depuis des mois en Russie sur le fait que le président russe pourrait sacrifier le Premier ministre Dmitri Medvedev en cas de persistance du ralentissement économique.