Portugal: le gouvernement promet 400 millions d'euros d'aide aux victimes des incendies

Samedi, le Portugal a pris une série de mesures contre les incendies. Outre l'amélioration de la prévention, le gouvernement a promis 400 millions d'euros d'aide aux victimes.

22 oct. 2017, 09:17
Au total, 520'000 hectares ont brûlé au Portugal et 44 personnes ont été tuées dans le nord et le centre du pays lors de la dernière série d'incendies.

Le gouvernement portugais a promis samedi 400 millions d'euros (4,64 millions de francs) d'aide aux victimes des incendies qui ont fait 108 morts depuis juin. Il a également pris une série de mesures pour en améliorer la prévention, sur la base d'un rapport d'experts.

La décision a été annoncée lors d'un conseil des ministres extraordinaire, qui s'est poursuivi dans la nuit. Un nouveau ministre de l'intérieur a pris ses fonctions à cette occasion après la démission de Constanca Urbano de Sousa.

Des rassemblements en hommage aux victimes avaient eu lieu auparavant place du commerce, à Lisbonne, ainsi qu'à Porto et dans plusieurs villes. "Assez! Trop de morts, trop de destructions!", pouvait-on lire sur une banderole.

Entretien des forêts

Quelques manifestants ont réclamé la démission du gouvernement. Une motion de censure, qui a peu de chances d'être adoptée, sera mise aux voix mardi au Parlement.

Au total, 520'000 hectares ont brûlé au Portugal et 44 personnes ont été tuées dans le nord et le centre du pays lors de la dernière série d'incendies. En juin, le feu avait déjà coûté la vie à 64 personnes.

 

 

Outre l'aide aux sinistrés, le gouvernement d'António Costa a décidé l'embauche de plusieurs centaines de personnes pour l'entretien des forêts et la prévention des incendies.

L'exécutif a également ordonné le nettoyage des bandes coupe-feu le long des autoroutes comme des voies ferrées et va prendre une part importante dans le capital du réseau de télécommunications SIRESP, qui a connu de nombreux dysfonctionnements au plus fort des incendies.

Il devrait par ailleurs confier à l'armée de l'air la responsabilité des avions bombardiers d'eau, qui dépendent pour le moment de la protection civile.