Pologne: le maire de Gdansk, grièvement blessé au couteau dimanche soir, est décédé

Pawel Adamowicz, maire de la ville de Gdansk, est décédé lundi après avoir été poignardé la veille par un agresseur durant un concert caritatif. Une opération chirurgicale de cinq heures n'a pas suffi à le sauver.
14 janv. 2019, 15:17
L'agresseur a poignardé dimanche soir le maire du grand port polonais de Gdansk, Pawel Adamowicz. D'après les premiers renseignements, ses motivations semblent plus personnelles que politiques.

Le maire du grand port polonais de Gdansk, Pawel Adamowicz, 53 ans, est décédé, a annoncé lundi un médecin de l'hôpital universitaire de sa ville. Il avait été blessé au couteau dimanche soir par un agresseur lors d'un événement public.

"En dépit de tous nos efforts, on n'a pas réussi à le sauver", a dit le docteur Tomasz Stefaniak, cité par l'agence PAP. Opéré pendant la nuit durant cinq heures, Pawel Adamowicz avait perdu énormément de sang.

 

 

Des centaines de personnes avaient répondu lundi à un appel aux dons du sang. "On a aujourd'hui trois fois plus de donneurs que d'habitude", a dit Wiktor Tyburski, directeur du Centre régional de collecte de sang.

L'agression a provoqué un choc en Pologne, pays qui n'a pratiquement pas connu d'incident violent de ce genre depuis la chute du communisme il y a trente ans, hormis l'assassinat par balle à Lodz en 2010 d'un membre du PiS (Droit et Justice, conservateur) par un homme jugé responsable de ses actes. Il avait invoqué sa "haine" de ce parti alors dans l'opposition.

Violence du débat politique

Certains commentateurs se demandent si l'attaque de Gdansk a été favorisée par la violence du débat politique entre le PiS aujourd'hui au pouvoir et l'opposition centriste.

L'agresseur, un homme de 27 ans sorti de prison il y a peu après avoir purgé plus de cinq ans de détention pour des attaques à main armée contre des banques, s'en est pris au principal parti d'opposition, la Plateforme civique (PO).

 

 

Mais d'après les premiers renseignements, les motivations de l'agresseur semblent plus personnelles que politiques. Lors de son séjour en prison, sa santé psychique se serait fortement dégradée, selon les médias.