Plus de 200 tombes profanées dans un cimetière juif dans l'Est

Plus de deux cents tombes ont été profanées dans le cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, ont dit dimanche le ministère de l'Intérieur et le maire de la commune. Le président François Hollande a condamné "avec la plus grande fermeté" cet acte.

15 févr. 2015, 22:26
- photo. d'illustration -

"Tout sera mis en oeuvre dans les meilleurs délais pour que les auteurs de cet acte odieux et barbare soient identifiés et punis", dit-il dans un communiqué.

Les tombes profanées ont été découvertes dimanche après-midi, a précisé le premier adjoint au maire, Richard Brumm.

"C'est relativement important. Une grosse partie des stèles ont été bousculées, le cimetière a été saccagé", a-t-il dit. "C'est assez impressionnant", a-t-il affirmé.

Plusieurs personnes

Marc Séné, maire de cette commune à environ 80km au nord-ouest de Strasbourg, près de la frontière allemande, a de son côté expliqué sur la chaîne de télévision iTELE que plus de 200 tombes avaient été abîmées. "Le cimetière recense à peu près 400 tombes et nous pensons qu'au moins la moitié a été profanée", a-t-il dit.

Le président du Conseil régional d'Alsace, Philippe Richert, a de son côté déclaré que plusieurs personnes étaient sans doute impliquées.

"La France est déterminée à lutter sans relâche contre l'antisémitisme et ceux qui veulent porter atteinte aux valeurs de la République", dit encore M. Hollande dans son communiqué.

Condamnation par Valls

Le Premier ministre Manuel Valls a de son côté évoqué "un acte ignoble et antisémite, une insulte à la mémoire".

Le cimetière juif de Sarre-Union ne fait pas l'objet de profanations pour la première fois.

Un peu plus d'un mois après les attentats de Paris, qui ont notamment visé un supermarché casher, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est allé dimanche à Copenhague pour rendre hommage aux victimes d'une double fusillade contre un centre culturel, où avait lieu un débat sur la liberté d'expression, et contre une synagogue.