Ottmar Hitzfeld tire les leçons du match contre l'Islande

Le sélectionneur de l'équipe nationale de football, Ottmar Hitzfeld, a assuré que ses joueurs sont prêts à affronter la Norvège mardi soir après le fiasco du match contre l'Islande vendredi à Berne.

09 sept. 2013, 15:57
Ottmar Hitzfeld a tiré les leçons du cauchemar islandais.

Une séance de vidéo pour revoir le "cauchemar" de Berne suivie d'une réunion d'équipe sans l'entraîneur: les Suisses, assurent-ils, sont prêts à se racheter contre la Norvège, mardi soir à Oslo (19h00), lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2014.

Contre la Norvège, Gökhan Inler et ses coéquipiers auront une occasion en or d'effacer l'incroyable mésaventure du Stade de Suisse, ce 4-4 contre l'Islande qui s'apparente à une véritable faute professionnelle. En s'imposant mardi soir, la Suisse aura pratiquement assuré sa qualification pour la Coupe du monde 2014. Elle sera même acquise si l'Albanie et l'Islande partagent les points et si la Slovénie ne s'impose pas à Chypre dans les deux autres rencontres de la soirée.

"La réunion d'équipe a été demandée par les deux capitaines, Gökhan Inler et Diego Benaglio. Le fait que les joueurs éprouvent le besoin de se retrouver seuls me réjouit, lâche Ottmar Hitzfeld. J'en avais appelé à la solidarité vendredi soir. Je crois que le message est passé."

"Je prends le pari: mardi à Oslo, nous retrouverons une équipe de Suisse très forte sur le plan défensif, poursuit le sélectionneur. Les leçons de ce 4-4 contre l'Islande ont été tirées. Un tel couac ne doit plus jamais se reproduire."

Une défense inchangée

Ottmar Hitzfeld n'a, bien sûr, pas dévoilé ses intentions. Mais à l'entendre à la veille de la rencontre, il semble qu'il ne bouleversera pas le visage de l'équipe. Seul le retour d'Inler, à la place de Blerim Dzemaili sans doute, est acquis. En défense, on s'oriente vers un statu quo. "Ce ne sont pas les individualités qui sont en cause pour ce 4-4 de vendredi. La discipline collective n'était plus de mise, explique-t-il. Notre grande erreur fut de ne pas savoir fermer les côtés."

Le sélectionneur devrait ainsi reconduire Ricardo Rodiguez et Fabian Schär. La confiance presque aveugle qu'il accorde au premier et le manque de réelle alternative dans le cas du second expliquent ce choix. "Si nous jouons comme lors de la première heure vendredi, nous gagnerons", conclut Ottmar Hitzfeld.

Steve Von Bergen abonde dans le même sens que son entraîneur. "Notre première heure de jeu contre l'Islande fut une heure de grand football, explique le Neuchâtelois. Nous avons démontré notre réel potentiel. Ce match de mardi, nous pouvons vraiment le gagner avec nos armes !"

Avertir l'arbitre

"Patron" de la défense même s'il récuse ce terme, Steve Von Bergen sera confronté, avec ses partenaires, à la même équation que l'an dernier lors du match aller à Berne (1-1): comment empêcher Brede Hangeland d'imposer son jeu de tête dans la surface adverse? Au Stade de Suisse, le défenseur de Fulham avait égalisé en exploitant une obstruction commise sur Benaglio. Sur les phases arrêtées, les Norvégiens s'attachent toujours à troubler le jeu du gardien, le bloquer pour qu'il ne puisse pas sortir.

Avec un arbitre de la trempe de l'Anglais Howard Webb, les Norvégiens pourront-ils encore agir de la sorte? "Avant le match, je compte bien rendre Monsieur Webb attentif à cette problématique, lance Ottmar Hitzfeld. Je ne sais toutefois pas si j'aurai l'occasion de lui parler." Le sélectionneur suisse sait que les arbitres n'accordent que très rarement une telle "audience" avant la rencontre.