ONU: Brahimi en Irak pour parler du dossier syrien

Lakhdar Brahimi, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, est lundi en Irak, deuxième étape de sa tournée régionale destinée à mettre sur pied une conférence internationale pour la paix. Il doit ensuite se rendre en Iran.
21 oct. 2013, 14:17
Lakhdar Brahimi est lundi en Irak, deuxième étape de sa tournée régionale destinée à mettre sur pied une conférence internationale pour la paix.

L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, était en Irak lundi, deuxième étape d'une tournée régionale destinée à mettre sur pied une conférence internationale pour la paix, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Il doit ensuite se rendre en Iran.

Le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari a accueilli M. Brahimi à son arrivée à l'aéroport, selon un communiqué publié sur le site Internet du ministère.

Un responsable de ce ministère a affirmé que M. Brahimi s'entretenait avec le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, peu après son arrivée. M. Brahimi arrivait du Caire, où il a rencontré dimanche le chef de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, et doit ensuite se rendre en Iran, au Qatar, en Turquie et en Syrie.

Accord amércano-russe

Ces nouveaux efforts diplomatiques interviennent plus d'un mois après la conclusion d'un accord russo-américain sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, qui a éloigné la menace d'une frappe américaine, lancée après une attaque chimique meurtrière imputée au régime le 21 août près de Damas.

Repoussée plusieurs fois, cette conférence dite de Genève 2 n'est envisageable qu'en présence d'une opposition syrienne "crédible", a mis en garde M. Brahimi.

Or, le Conseil national syrien (CNS), le groupe le plus important de la Coalition de l'opposition, a d'ores et déjà annoncé qu'il n'irait pas à Genève et menacé de faire scission si la coalition y assistait.

Le conflit syrien déborde en Irak

La coalition doit décider d'y assister ou non lors d'une réunion à Istanbul prévue début novembre.

L'Irak a cherché à éviter de prendre parti dans le conflit syrien, mais ce dernier a débordé des frontières à plusieurs occasions, et plus de 185'000 réfugiés syriens sont actuellement installés dans les trois provinces du Kurdistan irakien, selon l'ONU.

Les Etats-Unis ont appelé à plusieurs reprises l'Irak a arrêter les avions iraniens soupçonnés de transporter des armes vers la Syrie. Bagdad affirme pour sa part que l'Iran a réduit le nombre de ces vols, mais que l'Irak ne peut y mettre un terme.