Nos services de renseignement "n'ont pas les compétences pour détecter" des terroristes

Une parlementaire alémanique, membre de la commission de sécurité du National estime que le Service de renseignement de la Confédération ne peut pas, en l'état, détecter des activités terroristes en Suisse. Elle réclame une nouvelle loi.
07 août 2015, 14:15
This still image from an undated video released by Islamic State militants on Tuesday, Aug. 19, 2014, purports to show journalist Steven Sotloff being held by the militant group. The Islamic State group has threatened to kill Sotloff if the United States doesn't stop its strikes against them in Iraq. Sotloff's mother, Shirley Sotloff, pleaded for his release Wednesday, Aug. 27, 2014, in a video message aimed directly at his captors that aired on the Al-Arabiya television network. (AP Photo)

Les récents rapports sur la présence de jihadistes radicaux présumés en Suisse donnent des ailes aux partisans d'une nouvelle loi sur le service de renseignements. Ces derniers parlent de "menace imminente" et relèvent des défaillances dans le Service de renseignement de la Confédération (SRC).

"J'espère que vous vous êtes tous rendu compte que nos agences de sécurité n'ont pas les compétences nécessaires pour détecter des activités terroristes", déclare la conseillère nationale Ida Glanzmann-Hunkeler (PDC/LU) dans une interview diffusée jeudi par le "Blick". Le danger est imminent et "ces personnes vivent parmi nous", ajoute-t-elle faisant référence à des rapports non confirmés sur des attaques terroristes prévues en Suisse par l'Etat islamique (EI).

En tant que membre de la commission de politique de sécurité du Conseil national, Mme Glanzmann s'occupe du projet de révision de la loi sur le service de renseignements. "Nous constatons que les autorités doivent aussi surveiller les suspects dans leur vie privée", poursuit-elle.

Les partisans d'une nouvelle législation exigent plus de pouvoir pour le Conseil fédéral afin qu'il puisse interdire rapidement et efficacement des organisations terroristes. Dans le cas non confirmé, une telle compétence "aurait aidé, car les autorités auraient pu agir rapidement", note Mme Glanzmann.