Norvège: le parquet réclame le maintien en détention de Breivik

La procureure Hulda Karlsdottir a requis jeudi le maintien en détention d’Anders Behring Breivik. Elle a qualifié la demande de libération du terroriste norvégien d’extrême droite de «coup de relations publiques».
20 janv. 2022, 12:48
Anders Behring Breivik est le responsable de l'attentat à la bombe et de la fusillade qui ont fait 77 morts à Oslo en 2011.

Le parquet norvégien a réclamé jeudi le maintien en détention du néonazi Anders Behring Breivik. Il a fait valoir qu’il demeurait le même individu extrêmement dangereux que celui qui avait tué 77 personnes en 2011.

Disant avoir renoncé à la violence, Breivik, 42 ans, demande une libération conditionnelle, dix ans après avoir été condamné à une peine de 21 ans de prison susceptible d’être prolongée aussi longtemps qu’il est jugé dangereux pour la société.

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«Le Breivik qui sollicite notre confiance aujourd’hui est le même que celui qui a ravagé le quartier des ministères et a appelé cela un fiasco. C’est le même criminel qui a attiré vers lui les jeunes sur Utøya, leur faisant croire qu’il les aiderait, et qui leur a tiré dessus», a déclaré la procureure Hulda Karlsdottir dans son réquisitoire devant le tribunal du Telemark.

«Coup de relations publiques»

Cette semaine, il a affirmé avoir renoncé à la violence et vouloir poursuivre son engagement pour le néonazisme, mais par des voies pacifiques.

La procureure a affirmé que cette nouvelle procédure judiciaire n’était en fait qu’un «coup de relations publiques» destiné à obtenir une amélioration de ses conditions de détention et à nouer des contacts avec les personnes partageant ses opinions.



Dans le manifeste qu’il avait diffusé juste avant ses attaques en 2011, Breivik professe d’utiliser les procédures judiciaires comme plateforme pour diffuser son idéologie.

La peine prononcée en 2012 avait été assortie d’une période minimale de dix ans, le maximum prévu par la loi à l’époque. En théorie, Breivik peut à nouveau demander sa libération conditionnelle, tous les ans, un an après un rejet de sa précédente demande.

par Keystone - ATS