Niger: huit personnes, dont six touristes, tuées par des hommes armés

Une attaque, qui n'a pas été revendiquée, a fait huit morts dont six touristes français au Niger. L'armée française, pas présente dans cette zone avec ses opérations militaires, a tout de même fourni un appui aux autorités nigériennes.

09 août 2020, 23:13
Bien que l'attaque n'ait pas été revendiquée, de nombreux regards se tournent vers Boko Haram, le groupe terroriste actif dans la région contre lequel les forces armées nigériennes (ici à gauche, lors d'un exercice combiné avec l'armée tchadienne en 2015) ont l'habitude de se battre.

Huit personnes, six Français et deux Nigériens, ont été tuées dimanche par des hommes armés venus à moto dans la zone de Kouré, au Niger, a appris l'AFP de source officielle. Cette région abrite les derniers troupeaux de girafes d'Afrique de l'ouest.

"Il y a huit morts: deux Nigériens dont un guide (touristique) et un chauffeur, les six autres sont des Français", a déclaré à l'AFP le gouverneur de Tillabéri (sud-ouest), Tidjani Ibrahim Katiella.

"Nous sommes en train de gérer la situation, on donnera plus d'informations après", a indiqué le gouverneur qui n'a pas donné de détails sur les circonstances de l'attaque, ni sur l'identité des assaillants.

 

 

"L'attaque a eu lieu vers 11h30 (12h30 suisses), à 6 km à l'est de la localité de Kouré", qui se trouve à une heure de route de Niamey sur la route nationale numéro 1, a expliqué à l'AFP, de son côté, une source proche des services de l'environnement.

"La plupart des victimes ont été abattues par balles et une femme qui a réussi à s'enfuir a été rattrapée et égorgée. Sur place, on a trouvé un chargeur vidé de ses cartouches", a relevé cette source.

"On ne connaît pas l'identité des assaillants mais ils sont venus à moto à travers la brousse et ont attendu l'arrivée des touristes. Le véhicule emprunté par les touristes appartient à l'ONG Acted."

L'armée française a fourni un appui aux forces nigériennes. "La force Barkhane a fourni un appui à la demande des autorités nigériennes", a déclaré un porte-parole de l'état-major des Armées, sans plus de précisions.