Moyen-Orient: l’OTAN demande que l’Iran évite «davantage de violence et de provocations» dans la crise entre Washington et Téhéran

Lundi lors d’une réunion extraordinaire des ambassadeurs de l’Alliance atlantique sur la crise entre Washington et Téhéran, le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a appelé l’Iran à éviter «davantage de violence et de provocations».

06 janv. 2020, 19:43
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a affirmé qu'"un nouveau conflit ne serait dans l'intérêt de personne".

L’avertissement est intervenu alors que le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a convoqué les ministres des Affaires étrangères de l’UE pour une réunion extraordinaire sur la crise iranienne vendredi.

«Lors de notre réunion aujourd’hui, les alliés ont appelé à la retenue et à la désescalade. Un nouveau conflit ne serait dans l’intérêt de personne, donc l’Iran doit s’abstenir de davantage de violence et de provocations», a déclaré M. Stoltenberg à la presse.

Lors de cette rencontre des ambassadeurs des 29 pays de l’OTAN, les responsables américains ont informé leurs partenaires à propos de l’opération lors de laquelle le général iranien Qassem Soleimani a été tué en Irak. Ce dernier, architecte de la stratégie iranienne dans la région, a été tué le 3 janvier dans une frappe de drone américain près de l’aéroport international de Bagdad.

Entraînement suspendu

Le chef de l’Otan a souligné qu’il s’agissait d’une «décision des Etats-Unis, pas de la coalition ou de l’Otan». «Mais tous les alliés sont inquiets des activités déstabilisatrices de l’Iran dans la région», a-t-il ajouté. «Nous avons vu récemment une escalade de la part de l’Iran, notamment une frappe contre une installation pétrolière saoudienne et un drone américain abattu», a-t-il poursuivi.

L’Otan a suspendu ses opérations d’entraînement des forces irakiennes, dans le cadre de la lutte contre le retour de l’Etat islamique, après la mort du général iranien Qassem Soleimani dans une attaque américaine à Bagdad. «Nous sommes prêts à reprendre l’entraînement dès que la situation sur le terrain le permet», a commenté M. Stoltenberg.

 

 

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a exhorté dans un communiqué à «mettre un terme au cycle de la violence afin qu’une action de plus ne donne pas lieu à une autre, et qu’au lieu de cela, un espace soit à nouveau créé pour la diplomatie».

Elle a indiqué que son vice-président, et chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a convoqué une réunion extraordinaire avec ses homologues des pays de l’UE afin d’«activer tous les canaux diplomatiques». Elle se tiendra vendredi à partir de 14 h 00.