Mort de Coetzee, ancien chef de la police secrète de l'apartheid

Dirk Coetzee, l'ancien chef de l'unité de la police secrète de Vlakplaas, est mort des suites d'une insuffisance rénale alors qu'il était atteint d'un cancer.

07 mars 2013, 10:23
apartheid

Dirk Coetzee, l'ancien chef de l'unité de la police secrète de Vlakplaas, est mort des suites d'une insuffisance rénale alors qu'il était atteint d'un cancer, a rapporté jeudi la presse sud-africaine. Vlakplaas s'était distinguée dans les atrocité commises aux heures les plus noires de l'apartheid.

Vlaakplaas, du nom de la ferme des environs de Pretoria où elle était basée, était une unité spéciale fondée en 1979, destinée à lutter de façon musclée contre les militants anti-apartheid.
 
Premier dirigeant de cette unité secrète, Dirk Coetzee a été amnistié en 1997 par la Commission Vérité et Réconciliation - créée après l'instauration de la démocratie en Afrique du Sud pour recenser les violations des droits de l'homme entre 1960 et 1994 et faciliter une réconciliation nationale - pour le meurtre en novembre 1981 de l'avocat noir Griffith Mxenge, membre de l'ANC.
 
Coetzee avait été le premier policier blanc à avoir fait des révélations, en 1989, sur les atrocités de l'apartheid. Dirk Coetzee, qui s'était décrit ironiquement lui-même comme le "grand traître de la race blanche", a reconnu avoir été impliqué dans d'autres meurtres.
 
Il a plus tard indiqué à la police que les membres de son unité anti-terroriste tuaient des officiers qui hésitaient à commettre des atrocités.
 
Il a aussi décrit en détail comment lui-même et d'autres policiers festoyaient pendant qu'ils torturaient des personnes suspectes d'activités anti-apartheid, faisant par exemple un barbecue alors qu'ils brûlaient le corps d'une victime.
 
Il avait ensuite servi quelque temps dans les services de renseignement du gouvernement de Nelson Mandela, le premier président noir du pays élu en 1994.