Menace sur Ormuz: l'UE ne compte pas renoncer à ses sanctions

L'Union européenne ne renoncera pas à de nouvelles sanctions contre l'Iran malgré la menace brandie mardi par Téhéran de fermer le détroit d'Ormuz, passage obligé de nombreuses exportations pétrolières, ceci en cas d'embargo contre le pétrole iranien.

28 déc. 2011, 18:11
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"L'UE envisage une autre série de sanctions contre l'Iran et nous ne renonçons pas à cette idée", a affirmé mercredi à l'AFP un porte-parole du chef de la diplomatie de l'UE, Mme Catherine Ashton.

Une décision éventuelle sur un nouveau train de sanctions contre Téhéran pourrait être décidée à l'occasion de la prochaine réunion des ministres européens des affaires étrangères, le 30 janvier prochain à Bruxelles, a précisé le porte-parole, Michael Mann.

Mardi, le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi, a affirmé que l'Iran fermerait le détroit d'Ormuz au transit de pétrole en cas de sanctions contre les exportations pétrolières iraniennes. Le commandant de la marine iranienne, l'amiral Habibollah Sayyari, a souligné pour sa part mercredi qu'il était "très facile" pour l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz.

L'UE a indiqué début décembre qu'elle envisageait d'imposer de nouvelles sanctions à l'Iran si Téhéran ne s'engage pas à coopérer avec la communauté internationale sur son programme nucléaire controversé. Mais les Européens demeurent pour l'heure divisés sur la nécessité ou non d'imposer un embargo sur le pétrole iranien.

La France et l'Allemagne défendent l'idée d'un embargo sur l'achat de brut iranien, mais d'autres pays européens y sont opposés.