Maroc: un Genevois condamné à 10 ans de prison après le meurtre de deux Scandinaves

Un Genevois de 33 ans a été condamné à 10 ans de prison, au Maroc, pour son implication dans le meurtre de deux jeunes touristes scandinaves, en décembre dernier.

12 avr. 2019, 11:41
/ Màj. le 12 avr. 2019 à 13:06
Les corps des deux jeunes femmes avaient été retrouvés près Imlil, dans l'Altas marocain.

L'un des deux Suisses poursuivis dans le cadre du meurtre de deux étudiantes scandinaves au Maroc a été condamné jeudi à 10 ans de prison. Ce Genevois de 33 ans a notamment été jugé coupable de participation à une association terroriste.

Le Tribunal de Rabat l'a également condamné pour apologie du terrorisme et non-dénonciation de crimes, indique à Keystone-ATS son avocat, Me Khalil Idrissi, confirmant des informations de la RTS. Estimant ce verdict incompréhensible, ce dernier a fait appel.

L'avocat dénonce un jugement "choquant", "inacceptable" et "pas argumenté". Il souligne notamment que la seule pièce de l'accusation est un PV de la police rédigé en arabe, langue que son client ne parle pas.

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Le Genevois de 33 ans, qui connaît l'autre Suisse impliqué dans cette affaire, affirme qu'il n'a pas de relation avec les islamistes responsables du meurtre des deux étudiantes scandinaves. Il connaissait toutefois des volontaires du djihad partis de Genève combattre en Syrie. C'est sur cette base qu'il aurait été reconnu coupable, relève la RTS.

Fedpol avait confirmé début janvier l'interpellation de ce ressortissant Anglo-Suisse. Elle avait été annoncée par le journal marocain 360, qui précisait que le suspect a été arrêté à Témara (au nord de Casablanca) par la Brigade nationale de la police judiciaire.

Autre Suisse impliqué

Un autre Suisse, qui possède également la nationalité espagnole, avait été arrêté fin décembre dans le cadre de cette enquête. L'homme, qui a un casier judiciaire dans le canton de Genève pour divers méfaits commis entre 2007 et 2013, avait quitté la Suisse pour s'installer au Maroc en 2015.

Il serait "imprégné de l'idéologie extrémiste", selon les autorités marocaines. Ces dernières le soupçonnent notamment d'avoir "appris à certaines personnes interpellées dans cette affaire les outils de communication issus des nouvelles technologies et de les avoir entraînées au tir". Entendu devant un juge d'instruction antiterroriste début février, il avait clamé son innocence.