Manifestation anti-armes: une lycéenne critique Donald Trump pour ses liens avec les lobbyistes

La tension reste palpable aux Etats-Unis après la fusillade de cette semaine. Des manifestations anti-armes ont eu lieu, durant lesquelles une étudiante a accusé le président américain Donald Trump de supporter les armes.
17 févr. 2018, 21:43
Malgré sa visite auprès des victimes de la fusillade en Floride, Donald Trump a aussi été critiqué pour proximité avec les armes.

Le président américain a été pris pour cible samedi par une élève du lycée de Floride, où dix-sept personnes sont mortes sous les balles d'un tueur. La jeune fille a critiqué Donald Trump pour ses liens avec la NRA, principal lobby américain des armes.

"A tous les hommes politiques ayant reçu des dons de la NRA, Honte à vous", a crié Emma Gonzalez lors d'un rassemblement contre les armes à Fort Lauderdale, après avoir fustigé M. Trump pour avoir reçu le soutien financier du puissant groupe pendant la campagne présidentielle de 2016.

Nikolas Cruz, 19 ans, avait été renvoyé l'année dernière du lycée Marjory Stoneman Douglas, situé dans la ville voisine de Parkland. Mercredi, il a ouvert le feu au fusil semi-automatique dans les classes de cet établissement, faisant dix-sept morts dont une majorité d'adolescents, avant d'être arrêté.

Le jeune homme était suivi psychologiquement pour des problèmes de comportement, mais a profité de la législation très laxiste en Floride pour acheter légalement son arme l'année dernière.

Rage

"Si le président me dit en face que c'était une terrible tragédie (...) et qu'on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien il a touché de la National Rifle Association. Je le sais: 30 millions de dollars", a dit rageusement la jeune fille aux cheveux rasés en comparant cette somme au nombre de victimes des fusillades qui ont ensanglanté le pays depuis le début de l'année.

"C'est ce que valent ces gens pour vous, M. Trump?", a-t-elle lancé devant plusieurs dizaines de personnes rassemblées pour réclamer un contrôle plus sévère des ventes d'armes.

Donald Trump n'a pas évoqué le problème des armes dans son allocution solennelle après la fusillade, insistant plutôt sur les problèmes mentaux du tueur.