Mali: "une cinquantaine" de soldats tués lors des récents combats à Kidal

Des combats ont opposé l'armée et des groupes armés qui contrôlent à présent la ville de Kidal, dans le nord-est du Mali. Ces affrontements ont fait une cinquantaine de morts.

26 mai 2014, 07:08
mali kidal

Les forces maliennes ont enregistré dans leurs rangs "une cinquantaine de morts" lors des récents combats à Kidal (extrême nord-est), a indiqué dimanche soir le ministre malien de la Défense. Ces affrontements ont opposé l'armée et des groupes armés qui contrôlent à présent la ville.

"Du point de vue du bilan, nous avons une cinquantaine de morts, malheureusement, et une quarantaine de blessés - 48 blessés. De l'autre côté, on ne connaît pas leur bilan, on sait que eux aussi ont eu des pertes", a déclaré le ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, sur la télévision publique ORTM captée à Dakar.

Des affrontements ont opposé les 17 et 21 mai à Kidal (plus de 1500 km de Bamako) les militaires maliens et des groupes armés comprenant la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). L'armée s'est retirée de la ville, contrôlée depuis le 21 mai par les rebelles.

Selon l'ONU, des sources militaires dans le Nord et des habitants joints sur place, les groupes armés ont aussi investi le 21 mai la ville de Ménaka, dans la région de Gao (nord-est, au sud de Kidal), qu'ils ont prise sans combats, ce que réfute depuis plusieurs jours le gouvernement malien.

Dimanche soir, le ministre Maïga a répété que l'armée n'était absente que de Kidal, mais a fait état d'une "cohabitation" entre soldats et rebelles à Ménaka (660 km de Kidal).

"A part Kidal, nous sommes sur l'ensemble de nos positions dans la région de Kidal, à savoir Tessalit, Aguelhoc, et puis dans la région de Gao: à Ménaka, Ansongo, Almoustarat. Concernant Anéfis, dont nos troupes s'étaient retirées pour se réorganiser, nous sommes en phase de redéploiement", a-t-il affirmé.

"Nous avons redéployé et renforcé notre position vers Ansongo, avec la possibilité de soutenir davantage Ménaka, où nous cohabitons - un peu comme c'était le cas à Kidal avant le 17 mai - avec les groupes armés affiliés au MNLA puis aux autres groupes", a-t-il poursuivi.

Bamako, le MNLA et deux autres groupes armés présents dans le Nord ont signé vendredi un accord de cessez-le-feu à la suite d'une médiation du président en exercice de l'Union africaine, le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.