Les Suisses sont plutôt optimistes sur leur avenir financier et ils sacrifieraient le resto si leur situation devait changer

Deux tiers des Suisses disent avoir une situation financière positive et ils pensent qu'elle devrait se stabiliser ou s'améliorer cette année. Mais plus d'un tiers des quelque 2000 personnes interrogées affirment devoir faire attention à chaque franc. En cas de coup dur, ce sont les sorties au restaurant qui trinqueraient en premier.

03 janv. 2017, 10:21
En moyenne, les Tessinois sont nettement plus pessimistes que les Romands et les Alémaniques.

Plus de quatre Suisses sur cinq s'attendent à voir leur situation financière rester stable ou s'améliorer en 2017 malgré les crises, les incertitudes économiques mondiales et la peur du terrorisme, selon une étude. Un sur six craint par contre une aggravation.

Si 65,1% des sondés disent avoir une situation financière positive, plus d'un tiers des personnes interrogées indiquent devoir faire attention à chaque franc dépensé ou ne pas arriver à maîtriser leurs dépenses, relève le comparateur comparis.ch dans une étude publiée mardi.

Des écarts importants existent entre les différentes régions du pays. Si environ un tiers des Romands (39,2%) et des Alémaniques questionnés (31,8%) indiquent que leurs revenus suffisent à peine pour faire face aux dépenses, ils sont 60,8% dans le sud du pays.

Les Tessinois sont d'ailleurs les moins optimistes pour l'année qui débute, puisque près d'un tiers d'entre eux craignent une aggravation de leur situation financière. Ils sont en outre près de 60% à mentionner des difficultés régulières ou occasionnelles pour payer leurs primes d'assurance-maladie, contre 35,1% des Romands et 28% des Alémaniques.

Sorties au restaurant biffées

En cas de besoin d'économies, les sorties et restaurants (60,7%), les achats de nouvelles technologies ou de produits électroniques (59%) de même que ceux de nouveaux vêtements et d'accessoires (56,7%) sont les premières dépenses que les personnes interrogées sont prêtes à biffer.

Les loisirs, l'automobile et les voyages de loisirs sont moins remis en question.

Pour réaliser des économies, plus de trois sondés sur quatre se disent prêts à renoncer aux dépenses inutiles et achats spontanés. Ils sont aussi nombreux à vouloir profiter de rabais (57,1%), comparer les prix (48,7%) ou effectuer des achats dans un magasin à bas prix (37,6%). Un quart des personnes interrogées indiquent qu'elles iraient effectuer leurs achats à l'étranger.

L'enquête a été menée à la mi-2016 par comparis.ch avec l'institut d'études de marché Innofact, auprès d'un échantillon de 2041 Suisses.