Les Pays-Bas recommandent le retrait des implants mammaires

Les autorités sanitaires néerlandaises ont recommandé aujourd'hui le retrait des implants mammaires de la société française Poly Implant Prothèse (PIP), à la suite d'informations sur ces prothèses défectueuses. Elles ont évoqué des "incertitudes".

11 janv. 2012, 15:25
Des risques de rupture de ces prothèses et des risques inflammatoires ont été établis avec les implants mammaires PIP.

"Même lorsqu'aucune fissure n'est détectée, il est conseillé (...) de retirer la prothèse", ont dit les autorités sanitaires néerlandaises (IGZ) et l'Association néerlandaise de la chirurgie plastique (NVPC) dans un communiqué commun.

Expliquant également avoir émis cette recommandation "au vu des incertitudes qui ont surgi en raison des diverses publications dans la presse", l'IGZ et la NVPC rappellent également qu'ils estiment à 1000 le nombre de femmes portant ce genre d'implants aux Pays-Bas.

Fabriqués par PIP, les implants étaient commercialisés aux Pays-Bas par la société Rofil sous la marque "M-Implants". Au total, 400'000 à 500'000 femmes seraient porteuses d'implants PIP dans le monde.

Autres pays récemment

Les prothèses sont remplies d'un gel de silicone non médical, qui entraîne des risques accrus de fuite et de rupture de l'enveloppe de la prothèse, selon le gouvernement français.

Plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne, ont déjà recommandé le retrait de ces implants.

En Suisse, l'Institut des produits thérapeutiques Swissmedic ne recommande pas le retrait préventif des prothèses mammaires PIP. Selon l'institut, il n'y a pas de nouvelles données scientifiques sur un risque accru de cancer.