Les Macédoniens élisaient dimanche un nouveau président

Gjorge Ivanov était donné favori par les derniers sondages. Ce scrutin constituait un test pour le parti conservateur au pouvoir (VMRO-DPMNE), à deux semaines des élections législatives anticipées du 27 avril.
13 avr. 2014, 21:20
Melek Betul Sinoplu, a Turkish woman, 87, is helped by officials to cast her ballot at a polling station in Ankara Turkey, Sunday, March 30, 2014. More than 52 millions Turks vote in local elections Sunday as Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan is fighting corruption allegations against his government. The local elections are seen as a referendum over his rule. (AP Photo/Burhan Ozbilici)

Quatre candidats briguaient la magistrature suprême pour un mandat de cinq ans, un poste doté néanmoins de pouvoirs symboliques. Selon les sondages, M. Ivanov, 53 ans, est crédité de 30% des intentions de votes face à Stevo Pendarovski (16,2%), candidat de l'opposition de gauche (SDSM). Allié de la coalition au pouvoir, le principal parti de la minorité albanaise de Macédoine (DUI) présente son propre candidat.

Selon un dernier sondage, en cas de second tour, le parti au pouvoir obtiendrait 59 des 123 sièges du Parlement, contre 36 sièges pour l'opposition.

Ouverts à 05h00 GMT (06h00 en Suisse) dimanche, les quelque 3000 bureaux de vote ont fermé à 17h00 GMT. A 16h00 GMT le taux de participation était de 41,2%. Les premiers résultats officiels sont attendus tard dans la nuit.

Chômage endémique

Ce vote est assombri par la grave situation économique que connaît actuellement ce pays des Balkans où le chômage frappe plus de 28% de ses deux millions d'habitants.

La Macédoine a enregistré une chute de 0,4% de sa croissance économique en 2012 mais son PIB a rebondi de 3,1% en 2013 grâce au secteur du bâtiment et aux exportations. Les autorités tablent sur une croissance de 3% en 2014.

Querelle avec Athènes

L'opposition affirme que le principal obstacle sur la voie de l'intégration de la Macédoine dans l'Union européenne et l'Otan est lié à la dispute avec la Grèce sur le nom même de cette ex-république yougoslave, indépendante depuis 1991. Candidate à l'adhésion à l'UE depuis 2005, Skopje n'a pas enregistré de progrès significatifs justement à cause de la dispute avec Athènes.

La Grèce dénie à sa voisine le droit d'user du nom de Macédoine, porté par sa région nord et qu'elle juge historiquement grec,. Athènes propose une appellation comportant un déterminant géographique comme "Macédoine du Nord", mais refuse qu'elle ne s'applique qu'aux seules relations bilatérales, comme le souhaite Skopje.