Réservé aux abonnés

Les créanciers devront-ils envisager une remise de dette?

La dette du pays, qui s’élève à plus de 177% de son PIB, semble insurmontable. L’éclairage de Nils Soguel, professeur à l’IDHEAP de Lausanne.

23 déc. 2015, 23:30
/ Màj. le 24 déc. 2015 à 00:01
A European Union left and the Greek flag wave above the ancient Parthenon temple, at the Acropolis Hill, in Athens on Monday, July 11, 2011.Greece's Socialist government on Monday named a five-member committee to head a euro50 billion ($71.2 billion) privatization program aimed at easing the country's euro340 billion ($484.2 billion) national debt. (AP Photo/Petros Giannakouris) Greece Financial Crisis

Les créanciers de la Grèce devront accepter tôt ou tard une remise de la dette. Pour Nils Soguel, professeur de finances publiques à l’Institut de hautes études en administration publique de Lausanne (IDHEAP), une péréquation européenne, à l’instar de celle qui existe en Suisse, devrait aussi être mise en place.

«Dans le cas grec, la responsabilité entre l’emprunteur et le créancier est partagée», a déclaré dans une interview à l’ats Nils Soguel. Les créanciers auraient dû être plus attentifs et ne pas prêter autant. Entre 2004 et 2006, la croissance en Europe était élevée. «On a donc fermé les...