Le système d'alertes au tsunami victime de vols en Indonésie

Des équipements cruciaux dans le système d'alerte au tsunami ont été dérobés par des voleurs en Indonésie.

14 avr. 2012, 12:36
aceh

Des voleurs ont dérobé des équipements cruciaux pour le bon fonctionnement du système d'alerte au tsunami en Indonésie, a indiqué samedi une source officielle. Cet élément avait été mis en place après le raz-de-marée de 2004 qui avait fait plus de 220 000 tués dans la région.

"Nous avons des problème avec le vol et le vandalisme depuis pas mal de temps", a indiqué à l'AFP Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l'Agence nationale des catastrophes naturelles, organisme public.

A l'issue du puissant tsunami qui avait dévasté le littoral de l'océan Indien le 26 décembre 2004, un système d'alerte avait été mis en place avec l'aide de la communauté internationale sur l'ensemble de la région.

100 millions d'euros

En Indonésie, il a coûté 100 millions d'euros et a été inauguré en novembre 2008. Il a "bien fonctionné", avait assuré mercredi le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, peu après le séisme de magnitude 8,6 intervenu au large de la même île. La secousse n'a fait que dix tués, la plupart de crises cardiaques, selon un bilan officiel.

Une alerte au tsunami a été émise mercredi après le tremblement de terre, mais elle a été vite levée en l'absence de vagues significatives. Pourtant, des bouées et gauges ont été installées à 80 endroits au large de l'île indonésienne de Sumatra, la plus vulnérable, ce qui aurait dû permettre d'évaluer plus précisément la probabilité d'un raz-de-marée, ainsi que son ampleur.

"Mais, étant donné que de nombreuses bouées sont détruites, nous ne pouvons pas donner d'indications sur la probabilité" d'un tsunami, a également expliqué Sutopo Purwo Nugroho.

Mise en garde évoquée

Seules trois des 25 bouées mises en place dans les eaux indonésiennes fonctionnent, a-t-il encore regretté.

De plus, certaines sirènes, qui doivent être déclenchées en cas d'alerte au tsunami, n'ont pas retenti, a-t-il ajouté, mais il a évoqué cette fois-ci une erreur humaine.

"Seules trois des six sirènes à Aceh (province la plus proche de l'épicentre, NDLR) ont été actionnées: un employé a été pris de panique et a quitté son poste sans les mettre en route", a-t-il indiqué.