Le preneur d'otages de Karlsruhe était Français

L'individu qui a tué quatre personnes avant de se suicider mercredi à Karlsruhe, était un Français, selon les indications de la police allemande.

05 juil. 2012, 13:39
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Le preneur d'otages, qui a tué quatre personnes avant de se suicider mercredi à Karlsruhe, était un Français, a indiqué jeudi la police allemande. Les enquêteurs ont pris contact avec leurs homologues français pour déterminer si le forcené a pu obtenir légalement en France les armes qu'il a utilisées.

L'homme, âgé de 53 ans, "était originaire d'Alsace", a dit un porte-parole de la police, sans être en mesure de préciser s'il avait aussi la nationalité allemande. "Je sais qu'il avait aussi un domicile dans une petite commune du nord de l'Alsace", a-t-il ajouté, refusant d'en révéler le nom par peur qu'elle ne soit "envahie".

Selon une source policière française, l'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, a habité à Soufflenheim, une commune de 5000 habitants à la frontière entre l'Allemagne et la France en 2002. Elle a précisé ignorer quand il avait quitté ce domicile et s'il y avait encore éventuellement de la famille.

La police de Karlsruhe, située à 70 km de la frontière française, a pris contact avec les autorités de la police française afin de déterminer si le forcené a pu obtenir légalement en France les armes qu'il a utilisées mercredi.

Victimes "sommairement exécutées"

L'homme, qui s'opposait à son expulsion de son appartement, s'est tué en retournant son arme automatique contre lui. En donnant l'assaut, la police a trouvé les corps sans vie de quatre personnes dans l'appartement, après avoir senti une odeur de brûlé, environ cinq heures après le début de la prise d'otage.

Selon le parquet, parmi les victimes toutes "sommairement exécutée" se trouvait un huissier, un serrurier, le nouveau propriétaire du logement, ainsi que la compagne du forcené, ex-propriétaire du bien immobilier. Celle-ci avait été dépossédée de cet appartement de trois pièces en raison d'"arriérés" dus à la copropriété de l'immeuble, qui avait décidé de mettre le bien en vente.

Pour pouvoir emménager, le nouveau propriétaire avait réclamé l'évacuation de l'appartement prévue mercredi matin, mobilisant un huissier, un serrurier et un travailleur social qui devait préparer le couple à quitter le logement.

Le forcené possédait tout un arsenal, notamment une arme automatique, deux pistolets et une grenade factice, qu'il s'était procurés illégalement.

Les autopsies des corps doivent se dérouler vendredi, selon la police allemande.