Le patron du nucléaire iranien prêt à collaborer avec l'Occident

Ali Akbar Salehi, chef fraîchement nommé de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, a proposé ce lundi une "coopération renforcée" avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.

16 sept. 2013, 15:44
Ali Akbar Salehi, à droite, a marqué un changement de ton dans les négociations sur le nucléaire iranien.

Y'aurait-il une lueur d'espoir pour débloquer  le dossier du nucléaire iranien? C'est ce que laisse entendre le nouveau chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, qui s'est déclaré lundi "optimiste" sur les négociations à venir avec les grandes puissances sur le programme nucléaire controversé de son pays. Il a proposé une coopération "renforcée" avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

"Je suis venu ici avec un message de mon président nouvellement élu, pour renforcer et accroître encore notre coopération avec l'Agence, avec le but de mettre un terme au dossier dit du 'nucléaire iranien'", a déclaré Ali Akbar Salehi devant l'assemblée générale de l'agence onusienne qui se réunit jusqu'à vendredi à Vienne.

"Nous sommes optimistes quant à l'issue des réunions dans le futur avec les 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), si les deux parties prennent part à la réunion avec de bonnes intentions et avec la résolution de résoudre les problèmes mentionnés, dans l'optique d'une approche gagnant-gagnant", a-t-il ajouté.

Il a toutefois réaffirmé que l'Iran n'abandonnerait jamais le "droit" de son pays d'utiliser la technologie nucléaire à des fins pacifistes, et que la République islamique ne souhaite pas se doter de la bombe atomique.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté six résolutions, dont quatre assorties de sanctions, demandant à Téhéran de suspendre certaines activités de son programme nucléaire. Les puissances occidentales et Israël accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti.

Réunions fin septembre

L'élection du modéré Hassan Rohani à la présidence iranienne a relancé l'espoir d'une solution diplomatique au dossier. De nouvelles négociations avec les "5+1" sont attendues prochainement.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif, qui s'est vu confier la responsabilité des négociations diplomatiques avec le groupe des 5+1, doit rencontrer Catherine Ashton, cheffe de la diplomatie européenne, fin septembre à New York.

Une nouvelle rencontre est programmée à Vienne le 27 septembre entre l'Iran et l'AIEA, pour tenter de résoudre les questions en suspens sur le nucléaire iranien. Il s'agira de la 11e réunion de ce genre.