Le patron du MES s'inquiète de la situation politique en Italie

La situation politique en Italie où le chef du gouvernement Mario Monti a annoncé sa démission imminente inquiète Klaus Regling, le chef du Mécanisme européen de stabilité (MES).

10 déc. 2012, 09:52
epa02984244 Klaus Regling, chief executive of the European Financial Stability Facility (EFSF) listens to a question during a talk at Tsinghua University School of Economics and Management in Beijing, China on 29 October 2011. The head of the Eurozone's bailout fund is in Beijing to persuade China to invest in the fund created to rescue ailing member countries mired in a debt crisis.  EPA/HOW HWEE YOUNG

Le chef du Mécanisme européen de stabilité (MES) s'inquiète de la situation politique en Italie où le chef du gouvernement Mario Monti a annoncé sa démission imminente. Il juge "important" que Rome poursuive le processus de réformes dans l'intérêt de l'Italie et l'ensemble de la zone euro.

"L'Italie a engagé des réformes importantes durant l'année écoulée. Les marchés ont réagi positivement jusqu'ici, toutefois il ont réagi avec inquiétude aux événements de la semaine dernière", a déclaré Klaus Regling dans un entretien au "Süddeutsche Zeitung" lundi.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a de son côté appelé les Italiens à ne pas "céder à l'illusion qu'il existe des solutions miracle (....) Il n'y a pas d'alternative à la correction des finances publiques et à l'amélioration de réformes qui améliorent la compétitivité", dans un entretien au quotidien économique "Il Sole 24 Ore".

Samedi, M. Monti a annoncé sa décision "irrévocable" de jeter l'éponge après le vote du budget prévu d'ici à la fin de l'année, après que Silvio Berlusconi s'est dit prêt à revenir au pouvoir. Il a tenu à faire cette annonce alors que les marchés étaient fermés, pour éviter des réactions intempestives.

Incertitude pour Monti

L'actuel président du Conseil italien a déclaré lundi qu'il n'était pas encore fixé sur son avenir politique. "Si je devais (...) décrire mes sentiments actuels, je dirais que je suis très préoccupé", a-t-il dit, selon des propos cités dans l'édition de lundi du quotidien "La Repubblica".

Mario Monti a annoncé à plusieurs reprises qu'il ne se présenterait pas aux prochaines élections législatives. Mais plusieurs formations centristes rapportent qu'il reste ouvert en privé à cette perspective.