Le jeu du loup, où l'on doit juste toucher son copain de cour d'école pour l'éliminer, devient un vrai sport

Vous avez tous forcément jouer "au loup" quand vous étiez petits. C'est le jeu le plus simple du monde: on touche son adversaire et c'est lui le loup qui doit à son tour tenter de vous toucher. Des Britanniques ont élevé ces enfantillages au rang de sport complet, avec ses règles, ses obstacles et ses compétitions.

10 janv. 2017, 15:46
/ Màj. le 10 janv. 2017 à 16:16
Si le loup ne parvient pas à toucher l'autre joueur avant les 20 secondes fatidiques, c'est ce dernier qui marque le point.

"C'est toi le loup!" Vous y jouiez dans la cour d'école, à la maison. Vos parents y jouaient et ce sont désormais vos enfants qui y jouent. Le jeu du loup ne demande aucun accessoire, aucune infrastructure, aucun équipement. Et il n'y a qu'une règle: on désigne un loup et il doit toucher ses adversaires pour les éliminer ou pour leur transmettre sa "malédiction" du loup.

Christian Devaux, un Britannique, a décidé d'en faire un vrai sport. Il s'est inspiré du Parkour, ce sport d'agilité où l'on défile librement entre des obstacles, essentiellement urbains. 

 

Selon Reddit, l'histoire remonte à 2009, lorsque Devaux se dispute avec son fils pour savoir qui a gagné au jeu du loup. Il invente alors un système de chronométrage pour savoir qui est resté le plus longtemps "le loup". Il a perdu, mais s'est décidé à officialiser sa découverte et à structurer ce nouveau sport. 

Des championnats du monde ont été organisés en décembre dernier à Londres. Et les performances des athlètes, qui se faufilent entre les obstacles avec une facilité déconcertante, tendent à prouver qu'il faut effectivement une très bonne condition physique pour se mesurer aux meilleurs.

 

 

Le jeu du loup s'est ainsi rapidement répandu aux quatre coins de la planète, principalement porté par les adeptes de Parkour.

 

 

On l'appelle Tig (Royaume-Uni), Tag (USA), Abfangen ou Kriege Zeck (Allemagne, Autriche), Ce l'hai (Italie), Kynigito (Grèce), Tikkertje (Pays-Bas), Lovitca (Croatie), Hippa (Finlande), Tagaanay (Philippines), Kull, Varg, Pjätt or Leka ta fatt (Suède), Apanhada (Portugal), Na honenou (République Tchèque), Shila (Algérie), Le Loup (France), ou Chasey (Australie).

Mais le principe est le même partout, comme ici, en Inde.