Le Hamas pend deux Palestiniens accusés de "collaboration" avec Israël

Deux Palestiniens reconnus coupables de collaboration avec Israël durant une dizaine d'années, ont été pendus par le gouvernement du Hamas samedi.

22 juin 2013, 12:32
Le Hamas a annoncé samedi l'exécution par pendaison de deux Palestiniens reconnus coupables d'avoir fourni des informations à Israël pendant une dizaine d'années.

Le Hamas a annoncé samedi l'exécution par pendaison de deux Palestiniens reconnus coupables d'avoir fourni des informations à Israël pendant une dizaine d'années. Seize Palestiniens ont été exécutés dans le territoire côtier depuis sa prise de contrôle par le Mouvement de résistance islamique en 2007.

"Conformément à la charia (loi coranique), à notre religion et à ce que prévoit la loi palestinienne et (...) pour protéger la paix sociale, la peine de mort a été mise à exécution à l'encontre des collaborateurs avec (la force d') occupation (Israël, NDLR), A. A., 49 ans, et H. K., 43 ans", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Tous deux avaient été condamnés il y a dix ans par le tribunal militaire de Gaza "à la pendaison jusqu'à ce que mort s'en suive", notamment pour "collaboration", "espionnage pour le compte d'une partie étrangère" et "complicité de meurtre", a-t-il précisé. Plusieurs personnalités et représentants d'organisations civiles ont assisté à ces exécutions, selon le communiqué.

Les dernières exécutions à Gaza remontaient à avril 2012, lorsque trois hommes avaient été pendus, également pour "collaboration" avec l'Etat hébreu.

Selon la charia

Jeudi, un Palestinien reconnu coupable de "collaboration" avec Israël a été condamné à la peine capitale. Il s'agit de la cinquième condamnation à mort prononcée depuis le début de l'année par les autorités du Hamas à Gaza. Selon la loi palestinienne, les collaborateurs, les meurtriers et les trafiquants de drogue sont passibles de la peine de mort.

L'application des sentences nécessite l'approbation du président de l'Autorité palestinienne, mais le Hamas ne reconnaît pas la légitimité de Mahmoud Abbas.