Le Golfe favorable à une intervention immédiate

Les partisans d'une intervention militaire en Syrie se sont manifestés ce samedi. Notamment, les pays du Golfe appellent une intervention dans les plus brefs délais.

07 sept. 2013, 15:48
Sheikh Sabah al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah représentant du Bahrein au sein du Conseil de coopération du Golfe.

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a exhorté samedi la communauté internationale à intervenir immédiatement en Syrie pour "délivrer" le peuple syrien de la "tyrannie" de son gouvernement. De son côté, l'administration Obama a salué la déclaration forte de l'Union européenne après la réunion à Vilnius.

"Le génocide et les graves violations des droits de l'Homme, qu'affronte le peuple syrien requièrent une intervention immédiate de la communauté internationale", a affirmé le secrétaire général du CCG Abdellatif al-Zayani. L'intervention devrait avoir comme objectif de "délivrer le peuple frère de Syrie de la tyrannie de son régime, et mettre fin à sa souffrance", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Cet appel du CCG survient alors que le président américain Barack Obama espère un vote au Congrès dès lundi en faveur d'une intervention militaire en Syrie après l'attaque chimique présumée qui aurait été commise par les forces loyalistes le 21 août dernier près de Damas.

"Le régime syrien est totalement responsable de ce qui se passe en Syrie, pour avoir rejeté toutes les tentatives de régler la crise et continuer à tuer et à détruire, et fait usage de l'arme chimique", a dit M. Zayani. Les pays du Golfe soutiennent les mesures destinées à "dissuader le régime syrien de commettre des actes inhumains".

Le CCG regroupe Bahreïn, le Koweït, Oman, les Emirats arabes unis, le Qatar et l'Arabie saoudite, poids lourd de la région qui pousse pour une intervention militaire en Syrie contre les forces du président Bachar al-Assad.

Kerry salue Bruxelles

Toujours en visite diplomatique en Europe, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a pour sa part salué samedi la déclaration de l'UE selon laquelle des éléments convaincants mettent en cause la responsabilité du régime syrien dans l'attaque chimique du 21 août.

"Nous sommes très satisfaits de la déclaration sur la Syrie publiée aujourd'hui (samedi) à l'issue de la réunion, une déclaration forte sur la nécessité de faire rendre des comptes", a déclaré M. Kerry à l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à laquelle il a assisté dans la matinée à Vilnius, en Lituanie.