Le courant passe entre Doris Leuthard et le Maroc

En visite de travail à Casablanca, la conseillère fédérale Doris Leuthard a détaillé jeudi les motivations communes de la Suisse et du Maroc pour une transition énergétique.

04 sept. 2014, 12:53

La conseillère fédérale Doris Leuthard, en visite de travail au Maroc, a détaillé jeudi lors d'un débat à Casablanca "les motivations communes" au Maroc et à la Suisse pour une transition énergétique. La ministre de l'Energie a rappelé l'importance pour Berne d'un accord sur l'électricité avec l'UE.

Partant du constat que les deux pays disposent de peu de ressources domestiques et qu'il dépendent fortement des importations d'énergie, Mme Leuthard a relevé que Maroc et Suisse doivent travailler sur "un approvisionnement en énergie propre et sûr, économiquement abordable et suffisant". Elle a souligné les possibilités qu'offre le domaine des énergies propres pour les économies des deux pays.

Les deux pays étant exposés aux effets du changement climatique - "stress hydrique ici, vulnérabilité du milieu alpin en Suisse" -, l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre est une nécessité abolue, a souligné la cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC).

La conseillère fédérale a insisté notamment sur le critère d'une énergie "abordable", c'est-à-dire d'un coût accessible aux futures usines marocaines. Comme en Suisse pour les machines-outils ou la chimie, fortement "gourmandes en électricité".

Technologies propres

Doris Leuthard a également abordé le chapitre des gaz et pétrole de schiste, dont le Maroc pourrait "profiter dans les années à venir" pour autant que des technologies propres voient le jour.

Evoquant la forte imbrication de la Suisse dans le marché européen de l'énergie, et la nécessité pour le pays "de faire partie du marché énergétique européen qui se mettra en place dès 2015, "nous devons au préalable achever un accord sur l'électricité avec l'Union européenne", a déclaré Mme Leuthard. Le débat était organisé par la Chambre de commerce suisse au Maroc.

En visite dans ce pays depuis mercredi, la cheffe du DETEC devait par ailleurs s'entretenir dans la capitale Rabat avec Abdelkader Amara, ministre marocain de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement.

Une rencontre était également prévue avec le ministre de l'Equipement, du Transport et de la Logistique, Aziz Rabbah. Les politiques respectives des deux pays en matière de transport étaient notamment à l'ordre du jour, a indiqué le DETEC dans un communiqué.