La plupart des vols entre la Suisse et l'Allemagne annulés en raison d'une grève

Comme annoncé par les syndicats, une grève massive paralyse ce mercredi le ciel allemand. La plupart des vols entre la Suisse et l'Allemagne ont ainsi été annulés.

27 avr. 2016, 11:22
Les principaux aéroports allemands étaient désertés ce mercredi matin.

Le trafic aérien est perturbé mercredi en Allemagne en raison d'un appel à la grève lancé par le syndicat Verdi qui réclame des hausses de salaires. La Suisse est touchée.

Lufthansa, numéro un allemand du transport aérien, a annoncé l'annulation de la quasi-totalité des 900 vols prévus sur les aéroports de Francfort et Munich, ce qui représente 60% de son trafic quotidien habituel.

En Suisse, 22 liaisons depuis Zurich ont été annulées, a déclaré Sonja Zöchling, porte-parole de l'aéroport. Les 16 vols à destination et depuis Munich sont supprimés, ainsi que 4 vols de et en direction de Cologne/Bonn et 2 autres vols aller-retour pour Francfort.

Toutes les liaisons entre Genève et Munich sont également suspendues, a indiqué Swiss, filiale de Lufthansa. Quatre vols aller-retour ont aussi été supprimés entre Francfort et Cointrin, selon le porte-parole Bertrand Stämpfli.

A l'EuroAirport de Bâle/Mulhouse, les dix vols aller-retour pour Munich ont été annulés, ainsi que les six autres pour Francfort. Les deux liaisons aller-retour de l'aéroport de Berne-Belp à Munich n'auront pas lieu.

Hausses de salaires réclamées

La grève concerne des salariés chargés des services au sol, des contrôles de sécurité, de la lutte contre les incendies et des enregistrements. A Munich, le mouvement social doit durer toute la journée de mercredi, alors qu'il doit s'achever à 15 heures à Francfort.

Le syndicat Verdi représente 2,41 millions de salariés du secteur public en Allemagne. D'autres grèves sont prévues cette semaine dans l'Education nationale, dans les sociétés de nettoyage des rues et dans les piscines.

Verdi réclame des hausses de salaires de 6%. Il a rejeté à la mi-avril une augmentation de 3% étalée sur deux ans.