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La norme antiraciste en dangerLa norme antiraciste en danger

La Cour européenne des droits de l’homme a donné raison au nationaliste turc qui avait nié le génocide arménien lors d’un séjour en Suisse. Les juges ont privilégié la liberté d’expression. La Cour européenne des droits de l’homme a donné raison au nationaliste turc qui avait nié le génocide arménien lors d’un séjour en Suisse. Les juges ont privilégié la liberté d’expression.

15 oct. 2015, 23:14 / Màj. le 16 oct. 2015 à 00:01
Andreas Dreisiebner, Praesident der Gesellschaft Schweiz-Armenien, Sarkis Shahinian, Ehrenpraesident der Gesellschaft Schweiz-Armenien, Ueli Leuenberger, Co-Praesident Parlamentarische Gruppe Schweiz-Armenien und und Dominique de Buman, Co-Praesident Parlamentarische Gruppe Schweiz-Armenien, von links, sprechen an einer Medienkonferenz ueber das Urteil des Europaeischen Menschenrechtsgerichtshof zu Dogu Perincek, am Donnerstag, 15. Oktober 2015, in Bern. Die Schweiz hat mit der Verurteilung des tuerkischen Nationalisten Dogu Perincek wegen Rassendiskriminierung die Meinungsaeusserungsfreiheit verletzt. Das hat die Grosse Kammer des Europaeischen Gerichtshofs fuer Menschenrechte (EGMR) am Donnerstag endgueltig entschieden. (KEYSTONE/Peter Schneider) SCHWEIZ ARMENIEN MK ZU PERINCEK URTEIL

La communauté arménienne de Suisse est consternée. La Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a sanctionné la Suisse, hier, pour avoir condamné le nationaliste turc Dogu Perinçek qui avait publiquement nié le génocide arménien lors d’un séjour en Suisse. Selon les juges, cette condamnation est incompatible avec le respect de la liberté d’expression. Les conséquences de cet arrêt sont encore difficiles à déterminer. Il pourrait fragiliser la norme pénale contre le racisme sur laquelle s’était appuyée la justice suisse pour condamner Dogu Perinçek.

Pour la présidente de la comm...