La lutte contre l'eau contaminée progresse à Fukushima

Une deuxième unité de décontamination d'eau va permettre à Tepco d'avancer dans la lutte contre l'eau contaminée à la centrale de Fukushima. Une troisième unité devrait mettre un terme à la crise en novembre.
29 oct. 2013, 07:18
epa03873674 Japanese Prime Minister Shinzo Abe (R) is briefed about a facility of water treatment equipment called advanced liquid processing system (ALPS) by Fukushima Dai-ichi nuclear power plant chief Akiro Ono (3-R) during his inspection tour to the tsunami-crippled plant in Okuma, Fukushima Prefecture, northeastern Japan, 19 September 2013. During his three-hour tour, Abe was shown some of the 1,000 tanks containing radioactive water, the water treatment equipment and a chemical dam being installed along the coast - steps meant to contain the water leakage.  EPA/KYODO NEWS / POOL JAPAN OUT

La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a indiqué avoir remis en service lundi une deuxième unité de décontamination de liquide radioactif, un système-clef pour tenter d'en finir avec la crise de l'eau contaminée. Une troisième unité devrait entrer en exploitation courant novembre, a indiqué Tokyo Electric Power (Tepco).

L'unité A du "système avancé de traitement liquide (ALPS)" a été remise en exploitation (encore sous forme de tests à chaud) après avoir été stoppée plusieurs semaines à cause de divers problèmes. Une autre unité similaire fonctionne aussi depuis la fin du mois de septembre, avec quelques soucis de temps à autre.

En attendant la mise en service d'une troisième unité, ces deux unités (A et C) couplées doivent permettre de traiter au total 500 mètres cubes d'eau contaminée par jour pour en extraire 62 des 63 éléments radioactifs restants, après l'extraction en amont avec un autre dispositif des césium 134 et 137.

Réduire la teneur en tritium

Une fois passé par ALPS, le liquide résultant ne contient plus a priori que du tritium, mais en quantité encore trop importante pour rejeter l'eau en mer.

Il faudra réduire sa teneur avant d'envisager de relâcher l'eau dans l'océan Pacifique voisin, ce qui deviendra un jour inévitable, selon le président de l'Autorité de régulation nucléaire, Shunichi Tanaka.

ALPS, conçu avec le groupe japonais Toshiba, est un des rouages-clefs de la stratégie de Tepco pour traiter les quelque 400'000 tonnes d'eau radioactive accumulées du site, dont 300'000 dans des réservoirs. Une quantité qui augmente de jour en jour et ne pourra pas être stockée indéfiniment, d'autant que certaines des citernes utilisées ne sont pas fiables.

Le gouvernement a déjà prévu d'affecter des fonds à la mise en place l'année prochaine de moyens additionnels et plus puissants de décontamination car ALPS ne saurait de toute façon suffire.