La Corée du Nord persiste et signe dans l'escalade des menaces contre les USA

Les unités spéciales "stratégiques" de Corée du Nord doivent se tenir prête à frapper les Etats-Unis, a indiqué l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

26 mars 2013, 09:38
Les unités spéciales "stratégiques" de la Corée du Nord doivent se tenir prêtes à frapper les Etats-Unis.

La Corée du Nord persiste et signe dans l'escalade des menaces. Elle a demandé à ses unités spéciales "stratégiques" de se préparer à d'éventuelles frappes contre les Etats-Unis et les îles de Guam et de Hawaï dans le Pacifique, a indiqué l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Les experts ne pensent cependant pas que la Corée du Nord dispose de missiles équipés de charges atomiques capables de frapper le continent américain.

La Corée du Nord s'estime menacée par les manoeuvres militaires communes entres les Etats-Unis et la Corée du Sud, entamées au début du mois et prévues jusqu'à fin avril. Dans ce contexte, Pyongyang a fait monter d'un cran sa rhétorique guerrière avec ces menaces inhabituellement précises.

"A partir de cet instant, le commandement de l'Armée populaire coréenne va placer en position de combat numéro un toutes ses unités d'artillerie, dont ses unités de missiles stratégiques à longue portée, qui viseront tous les éléments ennemis des bases impérialistes américaines sur le continent, à Hawaii et à Guam", écrit KCNA.

Pékin appelle à la retenue

Pyongyang a déjà menacé par le passé de lancer une attaque nucléaire contre les Etats-Unis et la Corée du Sud. Le ministre de la Défense sud-coréen a déclaré mardi qu'il n'y avait aucun signe d'action militaire imminente de l'armée nord-coréenne. A Pékin, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue.

Les Etats-Unis ont annoncé il y a dix jours le renforcement de leur défense antimissile en Alaska face aux "provocations" de Pyongyang. La Corée du Nord avait décrété peu auparavant l'abrogation de l'armistice qui a mis fin à la guerre de Corée en 1953.

Pyongyang menace Washington d'attaque nucléaire "préventive" et Séoul de "destruction finale", en représailles aux nouvelles sanctions internationales qui lui ont été imposées après son troisième essai nucléaire en février.

Suivant les Nations unies, la Suisse a elle aussi élargi ses sanctions à l'encontre de Pyongyang, a indiqué mardi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Elle a complété sa liste "noire" en y ajoutant les noms de trois responsables nord-coréens et de deux entités, dont la "deuxième Académie des sciences naturelles" soupçonnée de mener des recherches liée à l'arme nucléaire.