L'UE prête à traiter séparément avec la Suisse chaque dossier bilatéral

Si la Suisse trouve une solution avec la Croatie, l'Union européenne se dite prête à traiter séparément avec la Suisse chaque dossier bilatéral n'ayant pas trait à la libre circulation des personnes.
10 avr. 2014, 16:30
L'UE annonce être prête à traiter séparément avec la Suisse chaque dossier bilatéral n'ayant pas de lien avec la libre circulation des personnes. Il faut pour cela qu'une solution soit d'abord trouvée pour la Croatie, exige le chef des diplomates européens David O'Sullivan.

L'UE annonce être prête à traiter séparément avec la Suisse chaque dossier bilatéral n'ayant pas de lien avec la libre circulation des personnes. Il faut pour cela qu'une solution soit d'abord trouvée pour la Croatie, exige le chef des diplomates européens David O'Sullivan.

"La Suisse est un partenaire important pour l'UE", a déclaré David O'Sullivan lors d'une rencontre de l'association de PME européennes "SME Europe". Il ajoute cependant que les relations entre les deux se sont complexifiées depuis le vote sur l'immigration de masse du 9 février.

Et le chef des diplomates de l'UE de citer John Lennon: "La vie, c'est ce qui arrive quand on avait prévu autre chose".

Estimant qu'il existe une solution pour le problème de la Croatie, l'UE va selon O'Sullivan suivre deux pistes. Tout ce qui touche la Suisse doit désormais être traité séparément du dossier de la libre circulation des personnes. "Nous aurons deux agendas", a-t-il affirmé.

Cela pourrait bien signifier que les négociations actuellement bloquées, comme celle sur l'accord sur l'électricité par exemple, pourraient être reprises. Mais O'Sullivan n'a pas caché qu'à la fin tout risque d'être à nouveau considéré ensemble.

Obstacle franchi

Il semble donc bien à l'heure actuelle que d'importants obstacles pourraient être levés. La Croatie s'est exprimée mercredi positivement sur la proposition suisse en matière de libre circulation des personnes. Le mandat européen pour l'accord-cadre sur les questions institutionnelles entre la Suisse et l'UE a ainsi franchi un premier obstacle.