L'ombre de Poutine plane sur la Gay pride d'Amsterdam

Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi à la Gay pride d'Amsterdam, en présence notamment de deux ministres néerlandais. L'ombre de Vladimir Poutine a plané sur la manifestation.

03 août 2013, 22:30
La Gay pride d'Amsterdam s'est déroulée ce samedi.

Des dizaines de milliers de personnes ont célébré la Gay pride samedi le long des canaux à Amsterdam. Des ministres étaient venus soutenir les droits des homosexuels.

Les défenseurs des droits de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transsexuelle (LGBT) ont pris pour cible cette année le président russe Vladimir Poutine considéré comme opposé aux minorités sexuelles et qui a fait une visite à Amsterdam en avril dernier.

Le ministre de la Défense, Jeanine Hennis-Plasschaert, et le ministre des Finances et président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, étaient de la partie.

T-shirt évoqué par Dijsselbloem

"C'est bon de voir aujourd'hui la façon dont nous voulons traiter les droits des homosexuels," a déclaré M. Dijsselbloem à l'agence de presse ANP.

M. Dijssebloem a revendiqué le fait d'avoir demandé à ce que chacun à bord de son bateau du Parti travailliste porte un T-shirt avec l'inscription "Gay Pride pour la Russie".

"Les choses ne vont pas dans la bonne direction pour les droits des homosexuels là-bas", a-t-il encore rappelé, cité par l'agence.

Critique récemment

Le mois dernier, la Russie a interdit à quatre ressortissants néerlandais, accusés de faire "la propagande de l'homosexualité",- un délit puni par une loi controversée qui s'applique pour la première fois à des étrangers - l'entrée de son territoire pour une période de trois ans.

Les quatre Néerlandais étaient venus tourner un film sur les droits des homosexuels en Russie dans la région septentrionale de Mourmansk et avaient participé à une table ronde consacrée aux droits de l'homme.

Une loi en Russie punit tout acte de propagande homosexuelle devant mineur par de lourdes amendes, un texte critiqué par les militants des droits de l'homme et les gouvernements des pays occidentaux.