L'Iran a augmenté sa capacité d'enrichissement d'uranium

L'Iran a augmenté de plus de 10% le nombre de ses centrifugeuses destinées à faire de l'enrichissement d'uranium, malgré les sanctions et les pressions internationales, a déclaré mercredi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Il s'exprimait lors d'une réunion avec les hauts responsables du pays.

25 juil. 2012, 12:47
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a vanté l'augmentation de la capacité d'enrichissement d'uranium du pays.

Les sanctions internationales n'ont pas suffi à empêcher l'Iran d'augmenter sa capacité d'enrichissement  d'uranium de plus de 10%, a déclaré mercredi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Il s'exprimait lors d'une réunion avec les hauts responsables du pays.

"Il y a actuellement 11'000 centrifugeuses en activité dans les sites d'enrichissement" de Natanz et Fordo (centre de l'Iran), a déclaré le président Ahmadinejad, en présence du guide suprême, Ali Khamenei.
 
L'ayatollah a lui prévenu que les sanctions économiques internationales qui pèsent fortement sur l'économie de son pays ne feraient pas plier l'Iran sur la question de son programme nucléaire, a rapporté l'agence de presse Fars.
 
Selon le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) publié fin mai, l'Iran possédait un peu plus de 10'000 centrifugeuses.
 
M. Ahmadinejad n'a pas précisé le nombre de nouvelles centrifugeuses qui ont été installées à Natanz ou à Fordo. Le nouveau site d'enrichissement est enfoui sous la montagne et est difficile à détruire par des bombardements.
 
Chaque partie campe sur ses positions
 
Lors des négociations nucléaires reprises en avril dernier après 15 mois d'interruption, les pays du groupes 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) ont demandé à l'Iran de fermer le site de Fordo et d'arrêter l'enrichissement d'uranium à hauteur de 20%.
 
Les pays occidentaux sont en effet persuadés que le pays cherche à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil. Téhéran dément et assure que son programme atomique est destiné uniquement à produire de l'électricité.
 
Les Etats-Unis ont également imposé une série de sanctions frappant les pays et les institutions important du pétrole iranien. L'Union européenne (UE) a décrété un embargo sur le pétrole iranien pour inciter Téhéran à renoncer à ses activités nucléaires.
 
"Le pays surmontera les pressions économiques pesant actuellement sur le régime islamique", a encore déclaré le Guide suprême de la Révolution iranienne.
 
"Les puissances occidentales ont explicitement indiqué qu'elles allaient accentuer la pression et les sanctions pour contraindre les autorités iraniennes à revoir leur calculs", a ajouté Ali Khamenei.
 
Le poids des sanctions
 
Les premières sanctions à l'encontre du pays ont déjà commencé à se faire sentir en Iran. Les exportations de pétrole brut de la République islamique, qui selon des estimations européennes représentent la moitié des revenus de l'Etat, ont baissé de 40% cette année. Le cours de la devise nationale, le rial, chute et l'inflation dépasse les 20%.
 
Plusieurs dizaines de milliers d'Iraniens ont perdu leur emploi et les échanges commerciaux entre l'Iran et l'Europe ont diminué de moitié en un an, selon les estimations d'Eurostat publiées en mars.