L'exploitant de Marikana demande pardon pour les mineurs tués

La compagnie qui exploite la mine sud-africaine de Marikana a demandé pardon vendredi pour les mineurs tués lors des affrontements de 2012.

16 août 2013, 15:12
Les dirigeants des syndicats étaient réunis pour décider de la conduite à tenir, dans cette mine qui emploie plus de 30 000 personnes.

La compagnie britannique Lonmin, qui exploite la mine de platine de Marikana, a exprimé vendredi ses regrets pour la mort des 34 mineurs tués dans la fusillade policière le 16 août 2012. Elle a fait ces déclarations à l'occasion des cérémonies commémoratives du drame.

"Nous ne remplacerons jamais vos êtres aimés, et je dis que nous sommes vraiment désolés pour cela", a déclaré le PDG de Lonmin Ben Magara devant des mineurs et leurs familles, rassemblés sur les lieux même de la fusillade, la pire de l'histoire sud-africaine depuis la chute du régime ségrégationniste de l'apartheid en 1994.

"Tous les jours, nous ressentons les conséquences de cette tragédie", a-t-il ajouté". "Autant de vies n'auraient pas dû être perdues (...) en tant que nation, nous devons apprendre que cela n'aurait pas dû arriver et que cela ne doit plus jamais arriver".

"Je suis ici pour rendre hommage aux collègues qui ont perdu la vie l'an dernier et soutenir leurs familles ", avait peu avant expliqué un mineur de 32 ans, refusant de donner son identité, en tee-shirt vert aux couleurs de l'Amcu, le syndicat organisateur des célébrations, à l'origine de la grève sauvage de l'an dernier.

Le 16 août 2012, la police sud-africaine, débordée par les mineurs grévistes demandant des augmentations de salaire, avait ouvert le feu sur une foule de mineurs hostiles armés d'armes blanches. A l'occasion de ce premier anniversaire, la presse de vendredi est revenue très largement sur le drame, souvent en termes critiques.