L'Europe se veut plus réactive face aux catastrophes naturelles

L'Union européenne se préoccupe de la multiplication des catastrophes naturelles et met en place une nouvelle réglementation visant à intervenir plus rapidement.

10 déc. 2013, 18:37
Survivors rebuild their house in typhoon ravaged Tacloban city, Leyte province, central Philippines on Wednesday, Nov. 13, 2013. Typhoon Haiyan, one of the strongest storms on record, slammed into central Philippine provinces Friday, leaving a wide swath of destruction and thousands of people dead. (AP Photo/Vincent Yu)

Le Parlement européen a approuvé mardi de nouvelles règles visant à réagir plus rapidement aux catastrophes naturelles, comme le récent typhon aux Philippines. La coopération entre les services de secours des pays européens sera notamment renforcée.

"D'Haïti aux Philippines, l'augmentation du nombre de désastres ces dernières années rend plus nécessaire que jamais une stratégie cohérente et efficace de gestion de ces risques", a déclaré la commissaire européenne Kristalina Georgieva après le vote du Parlement européen à Strasbourg.

L'accord, adopté avec 606 voix pour et 75 contre, vise surtout à accélérer l'engagement de la protection civile des pays européens dans les heures cruciales qui suivent un séisme, une éruption, un typhon ou des inondations dans n'importe quelle région du monde.

Une "réserve de capacités de réaction et d'experts prêts à intervenir immédiatement" est ainsi prévue. Elle sera "alimentée par les pays sur une base volontaire", selon la résolution.

Regroupement simplifié

Il vise aussi à simplifier "le regroupement des équipes et des avions de sauvetage" des 32 pays européens concernés par l'accord (les 28 de l'Union européenne, la Macédoine, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège).

L'Union européenne a récemment implanté à Bruxelles un Centre de réponse aux crises. Elle a parallèlement augmenté le budget de la protection civile à 368,4 millions d'euros (450 millions de francs) pour la période 2014-2020.

"Il n'est pas facile de convaincre les Etats", qui veulent conserver la maîtrise de leurs services de secours, "mais les citoyens européens réclament clairement davantage d'Europe dans ce domaine", a souligné l'eurodéputée italienne Elisabetta Gardini (PPE, droite). Cette dernière est chargée de cette législation, qui devra être approuvée par les pays pour entrer en vigueur début 2014.