L'Etat islamique aurait prévu un attentat en Suisse

Selon une information transmise au Service de renseignement de la Confédération, l'Etat Islamique aurait prévu de commettre un attentat en Suisse.

24 sept. 2014, 10:36
Le service secret d'un pays «ami» a prévenu le Service de renseignement de la Confédération (SRC) que trois Irakiens avaient l'intention de commettre un attentat en Suisse.

Le service secret d’un pays «ami» a prévenu le Service de renseignement de la Confédération (SRC) que trois Irakiens avaient l’intention de commettre un attentat en Suisse, rapporte le Tages-Anzeiger dans son édition de ce mercredi 24 septembre, a relayé Le Matin.

Les terroristes présumés, qui étaient en train de monter une cellule de l’État islamique, se trouvent depuis le printemps en détention préventive dans plusieurs prisons bernoises.

Le service secret partenaire, qui surveillait les communications des trois hommes, a fait savoir à ses confrères helvètes qu’il y avait des indices sérieux selon lesquels ils allaient lancer une attaque contre la Suisse.

La police judiciaire s’est alors mise à son tour à écouter le trio et s’est décidée à intervenir lorsqu’il s’est avéré qu’il essayait de se procurer du matériel pour des actes terroristes. Fin mars 2014, les Irakiens ont été arrêtés.

Soupçons de pornographie avec des mineurs

Les trois terroristes présumés ont entre 28 et 33 ans. Un vit en Argovie, un à Schaffhouse et le troisième a donné comme dernier domicile fixe la capitale syrienne, Damas. Au moins un d’entre eux est un requérant d’asile.

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert une enquête pour mise en danger d’autrui par des explosifs et des gaz létaux, participation ou soutien à une organisation terroriste et propagande terroriste.

Les Irakiens sont également soupçonnés de pornographie illégale avec des mineurs.

Des avocats bernois défendent les trois hommes contre ces lourdes accusations et contre leur incarcération. Pour l’heure sans succès. Le Tribunal cantonal bernois des mesures de contrainte et le Tribunal pénal fédéral ont rejeté plusieurs demandes de libération.