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L'Espagne face à ses années sombres

L'ouverture en Espagne par le juge Garzon d'une instruction sur les «disparus» de la Guerre civile de 1936 et de la dictature de Franco suscite une pluie de critiques.

21 oct. 2008, 07:33

Le Ministère public espagnol a saisi la Haute Cour lundi pour s’opposer à l’ouverture par le juge Baltazar Garzon d’une vaste enquête sur les disparus de la guerre d’Espagne. Les procureurs estiment qu’il y a prescription pour les crimes commis durant la guerre civile (1936-39).

Le Ministère public estime aussi que l’Audience nationale, haute instance pénale espagnole dont dépend le juge Garzon, «n’a pas la compétence pour cette enquête».

La Haute Cour ne devrait pas rendre son jugement avant deux mois et dans l’intervalle, les mesures engagées par le juge Garzon pour localiser, identifier et exhumer les restes de victimes, enfouies pour la plupart dans des fosses communes, se poursuivront. Le magistrat espagnol, qui a accédé à la notoriété internationale en cherchant à extrader l’ancien président chilien Augusto Pinochet en 1998, a estimé que la loi d’amnistie ne peut s’appliquer à des crimes contre l’humanité.

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