L'ancien maire de San Diego plaide coupable de harcèlement sexuel

L'ancien maire de San Diego a plaidé coupable mardi de harcèlement sexuel dans le cadre de ses fonctions, sur une vingtaine de femmes.
16 oct. 2013, 06:42
Le précédent maire de San Diego, Bob Filner, au tribunal mardi.

L'ancien maire démocrate de San Diego, Bob Filner, poursuivi par l'Etat de Californie pour harcèlement sexuel pendant l'exercice de ses fonctions, a plaidé coupable mardi. Il devrait néanmoins échapper à la prison, grâce à un accord passé avec l'accusation.

Bob Filner, 70 ans, avait quitté son poste en août dernier après avoir été accusé de harcèlement sexuel et d'attouchements par une vingtaine de femmes.

Poursuivi en justice par l'Etat de Californie, Bob Filner a plaidé coupable mardi de trois chefs d'accusation devant la Cour supérieure de San Diego: deux chefs de harcèlement et un chef de séquestration.

Abus de pouvoir

"Cette conduite n'était pas seulement criminelle, elle témoignait aussi d'un énorme abus de pouvoir", a affirmé la procureure générale de Californie, Kamal Harris, citée dans un communiqué. "Personne n'est au-dessus des lois".

Les chefs d'accusation retenus sont passibles de quatre ans de réclusion, mais Bob Filner devrait échapper à la prison, en vertu d'un accord passé avec l'accusation.

Selon cet accord, l'ancien maire devra rendre tous les salaires perçus depuis la date du premier délit retenu (le 6 mars 2013) et restera sous contrôle judiciaire pendant trois ans.

Il sera également assigné à domicile pendant trois mois, sera frappé d'inéligibilité à vie à tout poste officiel et devra se soumettre à un traitement psychologique. Toute violation des conditions de sa liberté conditionnelle sera sanctionnée par un maximum de six mois de prison. La sentence sera lue le 9 décembre.

Victime de "lynchage"

Dix-huit femmes ont accusé publiquement Bob Filner de harcèlement sexuel et de comportement déplacé. Après la première plainte, émanant de son ancienne directrice de la communication Irene McCormack Jackson, le maire avait présenté ses excuses, reconnaissant avoir eu un "mauvais comportement" envers les femmes.

Au moment de sa démission - quelques mois plus tard - il avait néanmoins dénoncé "l'hystérie" et le "lynchage" dont il se disait victime et avait assuré n'avoir "jamais harcelé sexuellement quiconque".