Julian Assange est toujours coincé à l'ambassade d'Equateur à Londres

Après deux ans passés à l'ambassade d'Equateur à Londres, le fondateur de WikiLeaks Julian Assange reste toujours actif. Il a affirmé coopérer avec Edward Snowden et s'activer pour laver son nom. L'espoir de libération reste faible.

19 juin 2014, 06:36
Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, reclus depuis deux ans à l'ambassade d'Equateur à Londres, s'est employé mercredi à faire bonne figure.

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, reclus depuis deux ans à l'ambassade d'Equateur à Londres, s'est employé mercredi à faire bonne figure. Il a affirmé coopérer avec Edward Snowden et s'activer pour laver son nom, sans grand espoir d'une libération rapide.

Au cours d'une audioconférence de presse mercredi, à la veille du deuxième anniversaire de son arrivée à l'ambassade, l'Australien de 42 ans a assuré que WikiLeaks était toujours actif, même si le site, qui a fait trembler les Etats-Unis en diffusant quelque 700'000 documents secrets, fait bien moins parler de lui qu'avant.

Il a souligné que, depuis 2013, le rôle de WikiLeaks s'était "étendu à la protection d'Edward Snowden", sous forme d'assistance juridique. L'ex-consultant poursuivi par les Etats-Unis pour ses révélations sur l'étendue des écoutes de l'agence de sécurité nationale (NSA) se trouve actuellement en Russie.

Projets de recherche en cours

"Ce faisant, je crois que nous avons démontré l'excellence de notre travail", a estimé M. Assange, refusant toutefois de dire s'il était en contact direct avec l'Américain. Il a par ailleurs fait état de "projets de recherche en cours", sans plus de précisions.

Confiné dans l'appartement qui sert d'ambassade à l'Equateur dans le quartier huppé de Knightsbridge, et étroitement gardé par la police britannique, Julian Assange a reconnu que sa situation créait "quelques difficultés".

"Mais d'un autre côté, à la différence d'autres reporters travaillant sur la sécurité nationale (...), je ne peux pas être cité à comparaître, la police ne peut pas frapper à la porte, ni le jour ni la nuit", a-t-il ajouté.

Inviolabilité diplomatique

L'Australien s'est réfugié le 19 juin 2012 dans ces locaux qui jouissent d'une inviolabilité diplomatique, pour échapper à une extradition vers la Suède où il est accusé d'agressions sexuelles, qu'il nie. Il redoute in fine d'être envoyé et poursuivi aux Etats-Unis.

Ses avocats ont annoncé qu'ils allaient soumettre une nouvelle requête mardi aux autorités judiciaires suédoises, dans l'espoir de faire annuler le mandat d'arrêt.

Dans ce qui s'apparente à un dialogue de sourds, le président équatorien Rafael Correa a redit son soutien à Julian Assange. Il l'a assuré qu'il pouvait "rester dans l'ambassade aussi longtemps que nécessaire".