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Jean-Marie Le Pen ignore la convocation du bureau exécutif du FN

Jean-Marie Le Pen ne s'est pas présenté ce lundi devant le bureau exécutif du Front national, qui doit prendre des sanctions disciplinaires à son égard.

04 mai 2015, 17:22
Appelé à se présenter devant une instance qualifiée pour prendre des sanctions disciplinaires, Jean-Marie Le Pen a ignoré la convocation.

Le bureau exécutif du Front national (FN) s'est réuni lundi pour décider de sanctions contre Jean-Marie Le Pen après ses déclarations polémiques. Celles-ci ont déclenché une guerre ouverte avec la présidente du parti, sa fille Marine Le Pen.

Appelé à se présenter devant une instance qualifiée pour prendre des sanctions disciplinaires, Jean-Marie Le Pen a ignoré la convocation. Il a quitté le siège du FN à l'issue du bureau politique tenu le matin.

Les dirigeants actuels de la formation d'extrême droite cherchent à éviter que les provocations du président d'honneur n'écornent la stratégie de "dédiabolisation" engagée par Marine Le Pen. Elle a succédé à son père à la tête du parti en 2011.

Tout au long du week-end, ils ont martelé le même message : Jean-Marie Le Pen ne peut parler au nom du FN et engager le parti lorsqu'il réitère ses propos sur les chambres à gaz nazies, "détail" de l'Histoire selon lui, comme il l'a encore fait mi-avril.

"Désavoué"

Lundi, il a soigné sa sortie en refusant un passage devant une instance disciplinaire après un bureau politique durant lequel il a été, selon ses propres mots, "désavoué". Mais il a aussi abondé dans le sens de sa fille en assurant qu'il s'exprimait désormais en son nom et non comme dirigeant.

"Je ne parle plus au nom du Front national depuis que je ne suis plus président. Depuis quatre ans que Marine Le Pen est présidente, c'est elle qui parle au nom du Front national. Moi, je parle au nom de Jean-Marie Le Pen", a-t-il dit en quittant le siège du parti à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Ces propos pourraient satisfaire Mme Le Pen qui, dimanche, avait souhaité empêcher son père de représenter publiquement le parti, laissant même entendre qu'elle ne s'opposerait pas à l'exclusion du toujours député européen. Or exfiltrer le président d'honneur du mouvement ne serait pas simple, plusieurs des cadres du FN reconnaissant que seul un congrès extraordinaire pourrait lui retirer son titre.

 

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