Jair Bolsonaro a été officiellement investi comme président du Brésil

Le nouveau président du Brésil Jair Bolsonaro a été investi ce mardi 1er janvier. Il a prêté serment à Brasilia avant de défiler dans les rues.

01 janv. 2019, 18:55
/ Màj. le 01 janv. 2019 à 20:34
Le nouveau président du Brésil Jair Bolsonaro était accompagné par la première dame, Michelle Bolsonaro.

Le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro a prêté serment mardi à Brasilia. Le premier chef de l'Etat d'extrême droite depuis la dictature militaire (1964-1985) s'est engagé à lutter contre la corruption et la violence endémique et à défendre l'économie de marché.
L'acte qui a fait de Jair Bolsonaro le 38e président du Brésil a été paraphé vers 15h00 locales (18h00 suisses) dans l'hémicycle de la Chambre des députés, où il a signé le registre officiel, un petit livre vert, comme tous ses prédécesseurs.
Le président a prêté serment et s'est engagé à "défendre et appliquer la Constitution" tout en oeuvrant pour "l'Union, l'intégrité et l'indépendance du Brésil".
Le moment le plus attendu est la montée de la rampe du Palais du Planalto, où il doit recevoir des mains de Michel Temer l'écharpe présidentielle, une pièce de soie jaune et verte, sertie d'or et de diamants.
Ancien capitaine et grand admirateur de la dictature militaire, M. Bolsonaro a été élu le 28 octobre. Il a tiré parti d'une vague de mécontentement contre le Parti des travailleurs (PT), formation de gauche qui a dirigé le pays pendant treize des quinze dernières années avant d'être emportée par une série d'affaires de corruption.

Un pacte national

Il a appelé à un "pacte national" pour "libérer définitivement" le Brésil "du joug de la corruption, de la criminalité, de l'irresponsabilité économique et du carcan idéologique". L'ancien capitaine de l'armée de 63 ans a préconisé "un vrai pacte national entre la société et les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire" lors d'un bref discours devant le Congrès à Brasilia.

Jair Bolsonaro a d'ailleurs confirmé dans ce premier discours sa volonté de mettre en oeuvre une politique ultra conservatrice, promettant de "respecter les religions et les traditions judéo-chrétiennes", tout en "luttant contre l'idéologie de genre". Il a également réitéré son intention de libéraliser le port d'armes.