Iran: les négociations sur le nucléaire reprennent mi-février

Les discussions concernant l'accord global sur le nucléaire iranien reprendront le 18 février à Vienne.

31 janv. 2014, 20:15
"Les discussions sur le lieu et la date de la prochaine série de négociations avec l'Iran sont toujours en cours", a déclaré le porte-parole de la cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

La décision a été prise à l'occasion d'une rencontre entre Mme Ashton, qui mène les négociations pour les grandes puissances, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich.

"Nous avons eu une réunion vraiment intéressante. L'avancée la plus importante est que nous sommes tombés d'accord pour mener les discussions le 18 février au siège de l'ONU à Vienne", a indiqué Mme Ashton dans un court communiqué.

Lundi, la porte-parole du département d'Etat américain avait déjà évoqué des négociations "à New York à la mi-février", confirmant des éléments donnés par une source proche des négociateurs citée par l'agence iranienne IRNA.

Appel récemment par Rohani

Le président iranien Hassan Rohani avait déclaré la semaine dernière que l'Iran était à la recherche d'un accord global de façon à ce que la République islamique puisse se développer sur le plan économique. Il a invité les sociétés occidentales à se mettre sur les rangs sans attendre.

L'Iran a suspendu ses activités nucléaires les plus sensibles dans le cadre de l'accord provisoire conclu avec les grandes puissances le 24 novembre et qui est entré en vigueur le 20 janvier, ouvrant la voie à une levée partielle des sanctions internationales.

La mise en oeuvre de l'accord provisoire a ouvert une période de six mois durant laquelle l'Iran et le groupe P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l'Allemagne) vont tenter de parvenir à un règlement définitif du contentieux sur le programme nucléaire iranien.

L'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) a par ailleurs annoncé que Téhéran avait cessé d'enrichir l'uranium à 20 %, seuil permettant d'envisager une utilisation à des fins militaires.