Iran: 50 millions d'Iraniens aux urnes pour élire le successeur de Mahmoud Ahmadinejad

Les Iraniens se rendront vendredi aux urnes pour désigner leur nouveau président.

14 juin 2013, 07:44
Plus de 50,5 millions d'Iraniens sont appelés aux urnes.

Les Iraniens élisent vendredi un nouveau président. Les réformateurs, mobilisés autour d'un unique candidat, aspirent à remporter le scrutin face à des conservateurs divisés, quatre ans après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad.

Plus de 50,5 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour désigner pour quatre ans le successeur de M. Ahmadinejad qui ne peut pas briguer un troisième mandat consécutif.

Les bureaux de vote ouvrent à 08 heures locales (05h30 en Suisse) pour fermer dix heures plus tard. Une prolongation jusqu'à minuit peut être décidée en cas de grande affluence. Les Iraniens éliront le même jour leurs conseils municipaux.

Le guide suprême de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a appelé à une participation massive tout en se gardant d'apporter publiquement son soutien à un quelconque candidat, doit voter dans la matinée.

Un second tour aura lieu le 21 juin si aucun des six candidats en lice n'obtient 50,1% des voix. Les premiers résultats pourraient être annoncés samedi.

Un modéré et trois conservateurs

L'élection se joue entre Hassan Rohani, un religieux modéré de 64 ans et candidat unique des modérés et réformateurs, et trois candidats conservateurs qui se sont détachés: l'ex-chef de la diplomatie Ali Akbar Velayati, le maire de Téhéran Mohammad Bagher Ghalibaf et le chef des négociateurs nucléaires Saïd Jalili. Deux autres candidats, Mohsen Rezaï et Mohammad Gharazi n'ont pratiquement aucune chance.

Les deux camps ont appelé à une participation massive, l'un pour tenter d'apporter du changement, l'autre pour montrer la force du régime accusé d'avoir verrouillé l'élection pour assurer la victoire d'un fidèle du guide suprême.

Pour les réformateurs et modérés, l'enjeu est de mobiliser les abstentionnistes qui avaient manifesté contre la réélection de M. Ahmadinejad en 2009 après des accusations de fraudes. La contestation avait été réprimée et les deux candidats réformateurs malheureux, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, sont en résidence surveillée depuis 2011.

La campagne électorale a été dominée par la crise nucléaire avec les grandes puissances et les sanctions internationales qui ont plongé l'Iran dans la crise économique -inflation dépassant les 30%, perte de valeur de près de 70% pour le rial, hausse du chômage.