Irak: 36 personnes pendues pour un massacre imputé à l'Etat islamique

Dimanche, 36 hommes ont été pendus en Irak. Ils étaient reconnus coupables du massacre de la base de Speicher, au nord de Bagdad, qui avait tué des centaines de recrues militaires en 2014. Les djihadistes avaient exécuté les recrues une à une, selon des images de propagande diffusées par l'EI.

21 août 2016, 13:56
L'exécution a eu lieu dimanche matin dans la prison de Nassiriyah, dans le sud du pays. (illustration)

L'Irak a pendu dimanche 36 hommes reconnus coupables du massacre de centaines de recrues militaires en 2014 dans la base de Speicher, près de Tikrit, au nord de Bagdad. Ce massacre avait été commis par le groupe Etat islamique (EI) et ses alliés.

L'exécution "a eu lieu ce matin dans la prison de Nassiriyah" dans le sud du pays, a déclaré un porte-parole du gouvernorat de Zi Qar, dont Nassiriyah est le chef-lieu. Le gouverneur de la province et le ministre de la Justice Haidar al-Zamili "étaient présents pour surveiller les exécutions", a-t-il ajouté. Le gouverneur a confirmé que l'exécution s'était faite par pendaison.

 

Les condamnés avaient été transférés la semaine dernière à Nassiriyah après que le président irakien Fouad Massoum a approuvé leur mise à mort.

Environ 400 des personnes tuées à la base de Speicher étaient originaires de la province à majorité chiite de Zi Qar, selon le porte-parole du gouverneur. Les djihadistes sunnies de l'EI considèrent les chiites comme des hérétiques.

Le massacre avait été commis aux premiers jours de l'offensive fulgurante de l'EI en Irak en juin 2014 qui leur avait permis de prendre notamment Mossoul, la deuxième ville du pays devenue depuis leur fief. Les djihadistes avaient exécuté les recrues une à une, selon des images de propagande diffusées par l'EI.

De nombreux volontaires chiites s'étaient enrôlés dans des milices combattant les djihadistes après cette tuerie. Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a déclaré vouloir accélérer l'exécution des personnes condamnées à mort pour terrorisme après l'attentat à la bombe qui a tué plus de 300 personnes à Bagdad le mois dernier.