Intrusion violente au secrétariat d’Etat, à Paris: 4 interpellations

Quatre personnes ont été interpellées mardi après l’intrusion au ministère parisien de Griveaux, porte-parole du gouvernement. Les faits ont eu lieu lors de l’acte 8 des «gilets jaunes».
12 févr. 2019, 10:35
La porte du ministère avait été forcée à l'aide d'un chariot élévateur.

Quatre personnes soupçonnées d’avoir forcé avec un chariot élévateur l’entrée du ministère de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, le 5 janvier, ont été interpellées mardi, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Les faits ont eu lieu lors de l’acte 8 des «gilets jaunes».

Le parquet de Paris a confirmé l’interpellation et le placement en garde à vue de ces quatre personnes mardi matin. Agées de 21, 23, 35 et 46 ans, ces dernières sont originaires de région parisienne et du département du Nord, a précisé la source proche de l’enquête qui avait été confiée aux enquêteurs du 3e district de police judiciaire.

Cette intrusion violente avait contraint le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris. Celui-ci avait dénoncé une «attaque inadmissible contre la République».

L’intrusion avait déclenché de vives réactions au sein de la majorité. «Honte aux pyromanes de la République», avait tweeté le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Marc Fesneau, dont les bureaux sont dans le même lieu que ceux de M. Griveaux.

 

 

«Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République – ses gardiens, ses représentants, ses symboles (…) Justice sera faite», avait également dénoncé le président de la République Emmanuel Macron.

De telles intrusions dans un ministère sont très rares. En 1999, des agriculteurs avaient saccagé le bureau de Dominique Voynet au ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement.