Inde: premières condamnations à mort pour des viols en série

Trois hommes ont été condamnés à mort vendredi pour deux viols en réunion. Depuis l'an dernier, la loi permet de condamner à la peine capitale en cas de viols répétés. Une première en Inde.
04 avr. 2014, 15:25
epa04123170 Indian protesters shout slogans demanding death sentence for the juveniles involved in a rape case, outside Delhi high court in New Delhi, India, 13 March 2014. The Delhi High Court confirmed the death sentences of four men convicted in the gang rape and murder of a 23-year-old student in the city after Indian court rejected their appeal - Mukesh Singh, Akshay Thakur, Vinay Sharma, and Pawan Gupta - in a case which shocked the country. The 2012 December Delhi gang rape led to protests across the country and international outrage, prompting the government to amend laws to apply stricter punishments for rape.  EPA/MONEY SHARMA

Un tribunal indien a condamné à mort trois hommes vendredi pour deux viols en réunion. Les juges ont appliqué une loi, durcie l'an dernier, qui permet de condamner à la peine capitale en cas de viols répétés.

Les trois hommes ont été condamnés par un tribunal de Mumbai (ex-Bombay) pour deux viols en réunion commis en juillet et août 2013 dans une usine désaffectée de la ville. L'une de ces agressions avait visé une photojournaliste et suscité une vive émotion.

Mohammed Salim Ansari, 28 ans, Vijay Mohan Jadhav, 19 ans, et Mohammed Kasim Hafeez Shaikh, 21 ans, avaient été reconnus coupables le mois dernier au terme d'une procédure judiciaire accélérée. Ils ont été condamnés à la perpétuité pour le viol en réunion d'une télé-opératrice de 18 ans.

Ils ont surtout été condamnés à mort pour viols répétés, des faits désormais passibles de la peine capitale depuis le durcissement de la loi en 2013. Cette loi avait été modifiée à la suite du viol en réunion et de la mort d'une étudiante à New Delhi qui avait suscité une immense indignation en Inde fin 2012.

Première application

"Aucune tolérance ne doit être permise pour de tels faits", a déclaré le juge Shalini Phansalkar Joshi au moment de prononcer les condamnations. "Un message clair et fort doit être adressé à la société", a-t-il ajouté.

Le procureur Ujjwal Nikam a confirmé qu'il s'agissait de la première application de cette loi dans sa nouvelle mouture.