Incivilités: accès au Mont-Blanc davantage réglementé

Il faudra désormais montrer plus que patte blanche pour gravir le Mont-Blanc. L’obligation de donner son identité fait notamment partie des nouvelles règles mises en place pour lutter contre les débordements constatés l’an dernier.

09 avr. 2019, 20:56
Le refuge de Tête Rousse, sur la voie "classique", est notamment concerné par la nouvelle réglementation.

Lundi soir à Annecy, la préfecture de Haute-Savoie a présenté la batterie de nouvelles directives concernant l’accès au Mont-Blanc. Une réglementation plus stricte dont le but est de mieux réguler le grand nombre d’alpinistes qui affluent sur ce sommet mythique des Alpes, rappelle notamment Radio Lac

En 2018, de nombreuses incivilités et des débordements avaient été enregistrés dans les cabanes, car certains alpinistes ne réservaient pas leur place. Mais une fois au refuge, ils exigeaient d’être accueillis, comme le déplore Nicolas Raynaud, Président de la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, au micro de 8 Mont-Blanc:

 


La nouvelle réglementation, précise aussi Le Dauphiné, concerne la voie d’accès dite «normale», celle qui passe par les quatre hébergements suivants: le refuge du Nid d’Aigle (20 places), le camp de base de Tête Rousse (40 places, tentes fournies), le refuge de Tête Rousse (74 places) et le refuge du Goûter (120 places).

 

Et gare aux contrevenants, la sanction peut aller jusqu’à 300’000 euros d’amende dans le cas d’un camping sauvage, car le mont Blanc est un site classé.